Si l’avènement du Comité national du Rassemblement pour le Développement (CNRD) le 5 septembre 2021 a été considéré en Guinée comme le jour de la libération des guinéens par des acteurs politiques, de la société civile, ainsi que des citoyens lambda, de nos jours, le constat révèle déjà une désolation chez les uns et les autres. Invité dans l’émission « On refait le monde » de Djoma médias ce mercredi 15 novembre 2023, l’ancien Premier ministre guinéen, Lansana Kouyaté, président du Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN), s’est penché sur la conduite de la transition dirigée par le colonel Mamadi Doumbouya.
Dans sa prise de parole, le président du Parti de l’Espoir pour le Développement National a tenu d’abord à rappeler la position de sa formation politique vis-à-vis de la junte au pouvoir en Guinée et de la transition que celle-ci dirige avec une main de fer.
‘’Le Parti de l’Espoir pour le Développement National, tout comme la coalition dans laquelle nous appartenons (CCE), les deux entités ont dit ceci : quel que soit l’état de la transition, nous ne voulons pas envoyer des jeunes, quel que soit le problème. Nous avons un devoir de préserver la vie de nos jeunes. Quand la mobilisation a commencé dans les rues, le premier mort, j’ai déclaré que voilà le premier mort, il faut commencer à décanter le nombre de morts d’ici la fin de la transition’’, a-t-il expliqué.
Avant de préciser ceci : ‘’La situation de la mise en œuvre notamment du chronogramme de la transition à la date du 26 octobre 2023, je peux vous dire qu’il y a eu des activités réalisées, il y en a eu 13, et je félicite le CNT qui a travaillé sous une pression et jusqu’à 5h du matin, ils étaient là-bas. J’étais à l’extérieur, mais j’ai suivi la télé et finalement, les deux lois ont été votées. L’élaboration de l’avant-projet de loi a été adoptée, l’identification des personnes physiques a été adoptée, la validation des avant-projets a été faite à l’examen du projet de CNT et tant d’autres’’, a rappelé Lansana Kouyaté.
Sur un tout autre pan de sa communication, l’ancien premier ministre a ajouté ‘’qu’aujourd’hui, cette transition constitue un volet infrastructure, des routes qui comportent aussi d’autres, l’électrification. On n’a pas atteint le point du souhait possible pour une Guinée totalement électrifiée. Je crois qu’on n’a pas encore résolu des problèmes à ce sujet, selon les informations que j’ai reçues. Est-ce vrai, est-ce faux? Je n’en sais rien, mais au moins, il y a eu un problème dans ce sens. La deuxième des choses, une transition, c’est quand ça aboutit à des élections justes et transparentes, c’est clair et net, pour se nourrir évidemment des routes et d’électricité. Mais tout cela est bien quand les élections sont organisées, mais le peuple se nourrit aussi dans l’assurance de vivre dans la sécurité et dans la liberté, et c’est la démocratie qui est ça et c’est la démocratie qui est la moins mauvaise des systèmes mis en place’’, a-t-il conclu.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.
