L’Union des Forces Républicaines (UFR) a, comme d’habitude, tenue son assemblée générale hebdomadaire ce samedi 16 décembre 2023, à son siège national sis à Matam. En présence des alliés du parti, Sidya Touré s’est exprimé depuis Abidjan, sur la conduite de la transition en cours en Guinée.
Après avoir déploré la situation actuelle du pays, notamment les menaces qui pèsent sur la liberté de la presse, l’ancien premier ministre guinéen a réclamé un dialogue inclusif avec tous les acteurs représentatifs du pays. Pour Sidya Touré, c’est le seul moyen pour aller de l’avant.
‘’Nous souhaitons un dialogue inclusif, nous le réclamons. Parce que c’est comme cela que nous pouvons aller de l’avant. Notre pays est notre pays, nous avons les mêmes ambitions pour que la Guinée change en bien, pour que les guinéens améliorent leurs conditions de vie. Ceux qui sont en train de dire le contraire, ne sont pas dans la vérité. Nous tenons à ce que cela soit affirmé et clair. Ça se fera à condition que tous les guinéens soient ensemble. La CEDEAO a posé des conditions, la CEDEAO n’est pas notre ennemi, c’est une association d’Etat. Si aujourd’hui, vous pouvez vous lever le matin, en disant je m’en vais à Dakar ou Abidjan, c’est grâce à la CEDEAO, sinon, avant, il fallait prendre un visa, si on a l’électricité aujourd’hui dans certains endroits comme N’Zérékoré, c’est à cause de la CEDEAO, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau de bain.
La Guinée ne se fera pas fermée, nous avons essayé cela de 1958 jusqu’à 1984, on a fermé le pays et le résultat on l’a vu, il faut nous ouvrir vis-à-vis des autres. Je souhaite vraiment que ce conseil porte, que les esprits soient ouverts, je souhaite vraiment que cette nouvelle année qui arrive, nous pensons autrement que les défis, les provocations, les menaces, cela ne sert pas notre intérêt. Nous restons ouverts à toutes les discussions.
Je souhaiterais que vous ne vous fatiguez pas, que nous soyons tous dans les partis qui n’ont pas été convoqués au dialogue, prêts à rejoindre un dialogue inclusif tel que définit l’organisation sous-régionale. La Guinée ne se fera pas toute seule, nous avons déjà essayé cela, ça n’a pas marché, il faut qu’on le comprenne et nous le ferons tous ensemble’’, a-t-il interpellé.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
