Depuis le 13 octobre dernier, la Direction Générale des impôts a informé tous les détenteurs d’engins roulants, du lancement des opérations de contrôle de la taxe unique sur les véhicules (TUV). Ainsi, le lundi 16 octobre 2023, cette opération a débuté sur toute l’étendue du territoire national.

Rencontré ce mercredi 25 Octobre, le directeur préfectoral des impôts de Mamou, Fassou Loua a expliqué le déroulement de cette opération dans sa circonscription de compétence.

‘’Depuis le 16 octobre 2023 on a commencé le contrôle. D’abord, le paiement de la vignette depuis le mois de Juin dernier, le gouvernement a informé les citoyens pour que les gens passent librement payer leurs vignettes. Mais à partir du 16 octobre, c’est-à-dire le lundi passé, le paiement se fait avec pénalité de 25%.
C’est ainsi qu’on a fait la prise de tous les artères, la route de Conakry, la route de Dalaba, la route de Dabola et la route de Faranah, en connivence avec la police. Et ça je pense que ça marche. Bien qu’il y avait eu de par le passé, un délaissement pendant deux ans, où, il n’y avait pas de contrôle. Mais avec ce nouveau contrôle, les gens commencent à s’habituer. Et le prix des vignettes varie d’un engin à un autre.
Pour les motos, c’est 75.000 GNF, et pour les voitures personnelles, ça dépend aussi. Les voitures simples c’est 200.000 les 4×4 c’est 300.000, ainsi de suite, chaque engin a un montant à payer’’, a-t-il expliqué, avant d’énumérer quelques difficultés auxquelles son service fait face au recouvrement lié à la vente de ces vignettes. Il n’a pas manqué aussi, de lancer un appel à l’endroit de ses concitoyens.
‘’Les difficultés ne finissent pas, beaucoup de détenteurs d’engins roulants n’ont pas payé et beaucoup n’ont pas la volonté de payer. Je lance un appel à tous ceux qui détiennent des engins roulants, d’accepter et d’appliquer le civisme fiscale. Si nous voulons que notre pays se développe, il faut que chacun s’acquitte de son droit fiscal. Et ceux qui ne comprennent pas l’utilité de l’achat de ces vignettes, peuvent consulter la direction préfectorale des impôts, pour les explications puisqu’au niveau des lieux de vente, nos agents sont souvent envahis. Il peut y arriver qu’ils ont plus de trois ou quatre véhicules arrêtés, ils sont en train de discuter avec les propriétaires de ces engins. Mais toutes les autorités sont impliquées, elles sont en train de nous aider, de nous appuyer’’, a-t-il laisser entendre.
De même, capitaine Ernest Tima Yemalo, chef service général du commissariat spéciale de la police routière de Mamou, est revenu également sur les difficultés rencontrées sur le terrain à propos de ces vignettes.

‘’Vous savez, les gens ne sont pas habitués, avant, on payait les vignettes en donnant un reçu, voir même on colle sur les véhicules. Mais cette année là, c’est totalement une grande différence. On paye les vignettes par Orange money, mobile money, Play carte ou crédit rural. C’est dans ces quatre lieux là qu’on peut payer la vignette. La population n’étant pas beaucoup plus informée, nous avons ces difficultés là de les faire comprendre. Mais les personnes sur lesquelles nous mettons mains, dès qu’elles arrivent ici, nous leur demandons vous avez orange money ou mobile money, si elle disent oui, nous leur disons de payer immédiatement. Et Ceux qui n’en n’ont pas, vous allez voir nous leur disons de mettre l’argent sur le compte de l’un de leurs passagers qui en a, pour effectuer le paiement ici même’’, a-t-il relaté, avant d’interpeller à son tour les citoyens à s’acquitter de leur devoir civique pour l’intérêt du pays.
‘’En tant qu’autorités, ce que nous pouvons dire à tous les détenteurs des engins roulants, nous leur demandons de tout faire pour acheter la vignette. Parce que ça c’est une TUV qui ne se paye qu’une seule fois par an. Nous roulons sur le goudron, on fait tout, alors, pour que l’État aussi qui a l’obligation de veiller et d’entretenir nos routes et tout ce qui s’en suit pour accomplir le bien-être des citoyens, il faut qu’on accepte de payer les vignettes’’, a-t-il interpellé.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota Soumah, pour LLerevelateur224.com.
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