Les Noirs se plaignent des Blancs qui ne les respecteraient pas suffisamment et ne voudraient pas non plus de leur bonheur, de leur indépendance, patati patata. En réalité, c’est le comportement déviant, les propos incohérents d’individus comme Alain Foka, Franklin Niamsy, Nathalie Yamb et consorts qui crachent dans la soupe dont ils se sont délectés des années durant qui desservent plus la « cause africaine ». Ce sont eux dans leur déchaînement bestial qui font passer les peuples noirs pour d’éternels enfants abrutis, incapables de s’assumer et de se regarder dans le miroir.
C’est incroyable comme certains Africains aiment à se renier pour exister, paraissent portés sans cesse à brûler ce qu’ils ont aimé afin de se construire une fausse image de héros ou pour convaincre de leur conviction militante, idéologique, prouver, par la même occasion, leur engagement patriotique très douteux. Rien que de la poudre aux yeux, on a affaire à la pire de toutes les impostures imaginables. Dans le fond, la bande de petits plaisantins qui prônent le panafricanisme épidermique est une association d’escrocs et de lascars ayant du mal à joindre les deux bouts et à arrondir les fins de mois. Ç’aurait été plus noble s’il ne s’agissait que d’un divertissement intellectuel ou d’une lubie passagère. Mais, on voit bien que derrière toute cette agitation de mauvais aloi, il y a des calculs mercantiles et de la vénalité. Ce n’est pas par hasard que l’on jette son dévolu sur une jeunesse en panne d’idées et de repères, des régimes agonisants, des Chefs d’Etat infréquentables, bref, le topo est de surfer sur les peurs, les angoisses, les fragilités pour se faire un nom, faire fortune aussi. L’ironie du sort, ce sont ceux-là qui ont mangé, à satiété, dans la main du méchant Blanc , ont vécu ou vivent chez lui , gîte et couvert assurés, le miment et lui ressemblent qui voudraient être les chantres de la libération de l’Afrique et de la dignité des peuples africains. Alain Foka, est selon l’expression de Franz Fanon dans la catégorie des Noirs déracinés, qui souffrent d’une crise d’identité traumatisante : peau nègre, masqué blanc. Dés lors, on comprend que le franco-camerounais développe un véritable complexe d’Œdipe qui lui fait croire que devenu adulte, lui, l’enfant adopté par la France à laquelle il est si redevable, il doit s’approprier l’Afrique, tout seul. D’où l’obsession contre la France, en particulier, qu’il voit comme une menace, une force rivale qu’il faudra éliminer de son chemin par une campagne acharnée de discrédit dont le but ultime est de la faire détester et rejeter au profit de ses intérêts. Seulement, il y a des incohérences et des incongruités qui ne pardonnent pas. A Lomé où d’autres égarés comme lui se sont donnés rendez-vous pour lancer la première édition du Mensah qui serait le fer de lance d’un projet utopique d’isolement de l’Afrique du reste du monde à travers une guerre de civilisations et la recherche hystérique d’une souveraineté obscurantiste, il a étalé sa platitude intellectuelle et sa vacuité idéologique. Il annonce avoir démissionné de RFI, radio France internationale, donc, une radio française, soit dit en passant où il a passé toute sa vie et sa carrière, pour, dit-il, fonder son propre média et se consacrer aussi à la lutte de libération de l’Afrique. Il peut bien se le permettre, après avoir eu en France auprès des Français la notoriété et la prospérité. Pur produit de la France et récemment encore à son service, en quoi peut-il revendiquer sa spécificité africaine ? Est-il le mieux placé pour parler au nom des Africains et leur demander de se libérer d’un colon, parti, depuis longtemps ? Que notre journaliste
révolutionnaire, le jour, invité des palais, la nuit, occupé par ceux qu’il dénonce, ose pour une fois reconnaître qu’il s’est toujours servi de l’Afrique et des Africains pour gagner son pain où qu’il se trouve, peu importe, les choix qu’il fait.
Alain Foka fait ce qu’il reproche à d’autres, à savoir, d’infantiliser les Africains et de se moquer de leur intelligence et faculté de discernement. Au moment où il exhorte les Africains à ne plus citer des auteurs comme Platon, Voltaire, Pascal et d’autres brillants penseurs parce qu’ils ne sont pas Africains comme si l’Afrique devrait être à part, lui, s’exprime en… français, qui n’est pas non plus une langue d’Afrique noire inventée par les Africains. S’il avait prononcé son discours ou plutôt l’avait déclamé dans n’importe quelle des langues parlées en Afrique, son appel aurait un sens. Pas si sûr d’ailleurs qu’il puisse se montrer lyrique et grandiloquent dans les langues du terroir comme il y arrive aisément en français. Tout le monde aura remarqué son accent français qui n’a rien d’authentiquement africain. On peut même se demander, à la fin, qu’est-ce que ce bout d’homme qui comme tous ceux de sa taille est borné et mégalomane a comme ressorts africains pour s’éprendre de l’Afrique. En tout cas, il est du côté de ceux qui exploitent l’Afrique et abusent les Africains que de celui de ceux qui lui veulent du bien, sans arrière-pensée ni bla-bla à dormir debout. Ainsi l’Afrique n’aurait pas besoin de concours financiers extérieurs, de coopération avec les autres États au motif qu’il s’agit de puissances impérialistes, sous prétexte que les Africains disposent de ressources nécessaires, virtuelles, pour combler tous ses besoins. De qui, veut-on se moquer dans un monde d’inter-dépendance et d’intégration dans tous les domaines ?
Dommage que des Chefs d’Etat se laissent berner, que des Africains se laissent avoir par un homme, déchiré entre les autres et lui, Alain Foka, qui oublie d’où il vient et ne sait pas où il va.
Docteur Mohamed Camara