Le mouvement syndical guinéen et le gouvernement sont en discussion depuis plusieurs semaines, sur la plateforme revendicative du syndicat, qui demande une augmentation de salaire à 90%. Ces discussions tardent encore à porter fruits.
Face à ce blocage, le mouvement syndical menace de déclencher une grève, si leurs revendications ne sont pas prises en compte. Invité par nos confrères de Djoma médias ce mercredi, 11 octobre 2023, le porte-parole du gouvernement s’est prononcé sur cette menace du mouvement syndical. Ousmane Gaoual Diallo a fait savoir que ce que demande le syndicat c’est la valeur de 22.000 emplois directs.
‘’Vous savez, il faut partager certaines formations, il y a de l’argent qui est réclamé, l’augmentation de salaire c’est beaucoup d’argent. Vous regardez en terme d’injection financière, quand on a fait le calcul avec le ministère du budget, ce qui est demandé par le syndicat, c’est la valeur de 22.000 emplois directs. S’il faut prendre la valeur de 22.000 emplois directs avec le chômage qu’on a pour faire des augmentations de salaire ou couper la poire en deux, augmenter le salaire et recruter les gens. Qu’est-ce qu’il faut faire? L’État fait des arbitrages, parce qu’il n’y a que ceux qui travaillent. Il faut bien gérer ceux qui travaillent, tenir compte de leurs revendications, mais penser aussi qu’il y a des gens qui sont en attente d’être employés. Quand l’État est amené à arbitrer, il tient compte de ça et il essaye de faire la pédagogie pour que chacun comprenne. Sinon, on se dit Ok, on ne recrute personne, on prend l’argent, on donne à ceux qui travaillent (…) On essaye juste de partager ce qui existe. Ensuite, l’argent du pays, c’est pas que pour les salaires, il y en a pour tous secteurs de la vie économique. Et le rôle de l’État, c’est de procéder aussi avec la pédagogie, pour échanger avec les structures responsables’’, a indiqué Ousmane Gaoual Diallo.
Autour de la table de négociation, le syndicat révèle qu’il n’y a aucun membre du gouvernement. Ce qui s’apparente aux yeux des syndicalistes, à un mépris de la part des autorités de la transition. Le porte-parole du gouvernement lui, pense plutôt le contraire.
‘’C’est peut-être que le ministre se sent inutile d’être à la discussion, il y a des cadres qui sont plus appropriés. C’est des discussions qui sont techniques, qui sont liées aux finances publiques. Donc, il y a des gens qui sont plus outillés pour ça, c’est pas un mépris du tout. C’est parce que les gens qui ont la bonne information sont peut-être mieux à partager ça avec les acteurs syndicaux’’, a martelé Ousmane Gaoual Diallo.
Facinet CAMARA, pour Lerevelateur224.com.