Alors que nous sommes à près d’un an de la fin du chronogramme de la transition de 24 mois fixé en commun en accord avec la CEDEAO, des voix commencent à s’élever, pour demander qu’on rallonge la durée de la transition. C’est le cas justement du coordonnateur du front national pour la défense de la transition (FNDT).
Chez nos confrères d’Espace FM ce lundi 09 Octobre 2023, Kéamou Bogola Haba a déclaré qu’il faut rediscuter le chronogramme, en tenant compte des trois dimensions telle que définie par le Colonel Mamadi Doumbouya. Ce défenseur de la transition pense que la durée de 24 mois ne suffit pas, dans la mesure où dit-il, elle ne tient pas compte de la dimension économique et sociale de la transition.
‘’D’abord, la transition, elle doit être rediscutée, ça c’est d’abord le principe. Pourquoi? Parce que par le fait, il y a le discours de New-York et du 2 octobre qu’il faut prendre en considération. Dans les faits, le Colonel quand il est arrivé, il a demandé à toute la classe politique et la société civile qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse de cette transition? Évidemment, chacun a déposé un mémorandum et c’est sur la base de ces mémorandums, que le Colonel a défini les priorités. Tout le monde était d’accord que la question de la cohésion sociale soit une priorité à travers la réconciliation. Et c’était basé sur le travail qui a été fait en 2015 par les religieux. Le Colonel a demandé les assises nationales, on a eu 45 recommandations. Ces 45 recommandations constituent l’agenda social que nous demandons aux militaires de faire. Ce qui veut dire clairement, que nous avons un agenda social défini en 45 recommandations. De l’autre côté, nous avons dit il faut absolument le retour à l’ordre constitutionnel. Tout le monde était d’accord sur cela et nous savons qu’est-ce qu’il faut ? Nous savons oui, il ne faut pas faire les erreurs du passé, il faut absolument que toutes les élections soient organisées avant que le nouveau président prenne fonction. Nous sommes tous tombés d’accord sur un agenda en dix (10) points. Le travail qui a été fait par les assises, il n’y a pas eu chronogramme dernière pour dire dans ça, qu’est-ce qu’on fait pendant la transition et qu’est-ce qu’on fera après la transition ? Le procès du 28 septembre qui est en cours, nous ne savons pas quand ça va finir. Nous sommes d’accord sur un agenda de la réconciliation, nous sommes d’accord qu’on a un agenda national pour le retour à l’ordre constitutionnel, mais, maintenant là, le Colonel a pris des engagements aussi par rapport à l’économie. Pendant que nous sommes ici, la priorité de l’État se sont des infrastructures, l’agenda doit être rediscuté et qu’on rediscute le chronogramme’’, a t-il déclaré, avant d’ajouter qu’il est aujourd’hui urgent, de se mettre autour de la table, pour définir à nouveau le contenu à donner à la transition en Guinée.
‘’Il faut qu’on se retrouve autour de la table et qu’on rediscute le chronogramme en tenant compte de ces trois dimensions cette fois-ci. Parce que nous sommes en train d’exécuter l’agenda économique de la transition, alors que nous n’avons pas tenu compte de ce volet. Il faut rediscuter parce que tout simplement, nous avons compris que le contenu qu’on a donné à la transition, il vaut plus que ça. Si nous avons tous appelé les militaires à prendre le pouvoir le 05 septembre, c’est parce que les politiques n’ont pas été capables de résoudre nos problèmes économiques, politiques y compris le plan social. C’est pourquoi, il y a eu le 05 septembre. Et dans ce cas là vérité voudrait qu’on s’accorde sur le contenu de la transition, en fonction de ces trois dimensions’’, a martelé Kéamou Bogola Haba dans les Grandes Gueules.
Facinet CAMARA, pour Lerevelateur224.