Comme annoncé précédemment, l’ancien président de l’Assemblée nationale dissoute le 05 septembre 2021, comparaît pour la toute première ce lundi 09 Octobre 2023, devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). A la barre, comme on s’y attendait, Amadou Damaro Camara a tout nié et a plaidé non coupable des faits qui lui sont reprochés.
Poursuivi pour des faits de « détournements de deniers publics, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et corruption dans le secteur public et privé », cet ancien baron du régime d’Alpha Condé a tout nié devant le président de la Cour, Francis Kova Zoumanigui.
‘’Je plaide absolument non coupable’’, a-t-il plaidé. Et au juge d’insister à nouveau : De tous ces faits? ‘’Oui’’, rétorque Amadou Damaro Camara qui assure ne reconnaître ‘’aucun’’ des faits mis à sa charge.
Interrogé dans le fond du dossier, l’accusé a tenté d’apporter des clarifications. Damaro qui assure s’être présenté pour répondre aux questions de la cour pour bien-sûr laver son honneur, a justifié l’utilisation des 15 milliards alloués à la construction du futur siège de l’Assemblée nationale, dont il est accusé d’avoir détournés.
Dans sa narration des faits, cet ancien pilier du régime déchu a déclaré avoir payé trois milliards pour le nettoyage du nouveau site situé au centre directionnel de Koloma, qui a été attribué à l’Assemblée nationale, après le changement du 1er site.
Mieux, il ajoutera le paiement à hauteur de 6 milliards de francs guinéens des primes des députés qui avaient connu un retard, et qu’également, 6 milliards et quelques étaient disponibles dans le compte de l’institution le 05 septembre 2021. ‘’Monsieur le président, 6+6+3=15’’, a-t-il expliqué.
Au moment où nous mettons cette dépêche en ligne, l’audience est suspendue, pour reprendre dans moins d’une heure.
Madiou.