Très tôt ce dimanche matin 1er octobre, le camp de Bamba, localité située dans la région de Gao, est tombé dans l’escarcelle de la CSP- PSD (l’Azawad). Le 7 juin dernier, le JNIM avait lancé une attaque contre cette position des FAMA qui a par la suite été renforcée en hommes et en armement faisant d’elle l’une des bases les plus importantes de l’armée malienne au Nord. Malgré la robustesse du camp de Bamba, les combattants de la CMA ont pris le contrôle total des lieux en quelques heures seulement de combat. A l’heure où nous écrivions ces lignes, le bilan matériel faisait état de 48 véhicules et 29 motos récupérés. On dénombre naturellement des morts dans les rangs des soldats maliens. Certains ont pris la poudre d’escampette à pied, d’autres se sont jetés dans le fleuve qui s’y trouve et sont morts noyés. Des mercenaires de Wagner qui étaient sur le site ont également été massacrés.
Selon des témoignages de militaires rescapés qui ont pu joindre leurs familles, les rebelles semblaient intéressés seulement par la destruction du camp et ont traité avec dignité les éléments des FAMA capturés.
Lentement mais sûrement, toutes les emprises militaires du Nord du Mali sont en train de tomber les unes après les autres.
Pendant ce temps à Bamako, les épouses des colonels au pouvoir se pavanent avec des parures en or et mènent grand train de vie au vu et au su de tous.
Furieuse, une dame a diffusé un message vocal en langue bambara pour informer qu’elle a demandé à son neveu de quitter les rangs de l’armée car les hommes ne peuvent pas mourir au front pendant que les familles des officiers dorment dans le confort des climatiseurs et le luxe. Un sentiment largement partagé par beaucoup d’épouses des FAMA. Du reste, à Kati, ça commence à murmurer dans les rangs des épouses des soldats. Cette situation cocasse a inspiré un internaute qui a fait une publication en ces termes: » Pendant que les grandes dames de Bamako montent en puissance au Sud, les forces armées de l’Azawad montent en puissance au Nord. Chacun son arme lourde ».
Les réactions se multiplient et des Maliens n’hésitent plus à appeler au départ d’Assimi Goita et sa bande du pouvoir pour avoir lamentablement échoué à résoudre la crise sécuritaire, qui a justifié leur coup d’Etat.
La grande gueule des colonels de Kati, les décisions hasardeuses, le populisme, la propagande et le mensonge érigés en mode de gouvernance sont à l’origine de leur échec et de leurs déboires. On ne fait pas la guerre au bureau et dans un studio de radio et de télévison.
Aux dernières nouvelles, nous apprenons que le JNIM a tendu, hier samedi, entre 17h et 18h, une embuscade à une colonne de véhicules de l’armée malienne dans la région de Sikasso. On ignore pour le moment le bilan. Mais une chose est sûre, c’est la déconfiture totale des forces armées maliennes qui ont déclenché inutilement une guerre en surestimant leurs forces.
C’est malheureusement cette armée malienne qui est le modèle du capitaine Ibrahim Traore et du général Abdourahaman Tchiani. Mais que voulez-vous, qui se ressemble s’assemble.
Samir Moussa