Des dirigeants africains, heureusement, de la lignée de putschistes, en mal de reconnaissance et bourrés de faux complexes, ne rendent pas service à leurs pays. Au contraire, Ils conduisent leurs peuples respectifs, tout droit, à leur perte, en voulant les isoler du reste du monde, en braquant d’autres nations contre eux. Ironie du sort, au moment où ces imposteurs, surgis du néant, prêchent pour le repli sur soi, exhortent à la haine de l’autre, au rejet de civilisations étrangères, des vagues successives et ininterrompues d’Africains cherchent , par tous les moyens, à traverser la Méditerranée, à franchir les frontières européennes, au prix de la vie. Alors que les États concernés, écorchés vifs, agressés de tous côtés, peuvent refouler ces milliers d’immigrés, leurs populations, déçues par tous les actes d’hostilité, pourraient s’opposer à leur entrée sur leurs territoires, tout est fait pour ménager la dignité des candidats à l’immigration forcée.Tout concoure à respecter leurs droits, à défaut de l’asile souhaité.
Les jeunes Africains qui ont perdu tout espoir en leurs pays, à cause de tous les retards causés par une gouvernance défaillante, en raison de tous les malheurs provoqués par les soudards qui parasitent l’Etat et pressurent les populations, arpentent , en grand nombre, les routes migratoires incertaines et périlleuses. Chacun fuit de mauvaises conditions de vie, à domicile. La jeunesse désœuvrée , restée au pays, confrontée aux difficultés du quotidien, est recrutée et mobilisée par des dirigeants arrivés au pouvoir par les armes, qui veulent s’y maintenir par la terreur et l’intimidation, afin d’entretenir le leurre de la légitimité, de convaincre d’une assise populaire.
Ceux des Africains qui ont trouvé une terre d’accueil, outre-Atlantique, bénéficient d’avantages que les nationaux qui pourtant mobilisent par leurs diverses contributions , l’argent distribué aux tiers, n’ont pas: assurance maladie, allocations sociales. Même en cas de rapatriement forcé, c’est à la charge des États qui ont pris la mesure. Dans chacun des pays aujourd’hui stigmatisé par les dirigeants populistes, conspué par des foules déchaînées et manipulées par des démagogues dangereux , en particulier, sur le sol français, il y a de fortes communautés étrangères, surtout, africaines. Nombreux sont les Africains, les maliens, en tête, qui ont réussi leur intégration et jouissent de plein droit de la nationalité du pays d’accueil. Ils gagnent bien leur vie et transfèrent des fonds importants au Mali. Ces bi-nationaux restent liés à leur terroir en même temps qu’une nouvelle patrie leur est offerte. Une fois leur naturalisation obtenue, ils se sentent chez eux sur la terre des autres et paraissent plus libres et à l’aise dans le pays d’adoption que sur la terre tant vantée de leurs ancêtres, exigeants sur leurs doits, réfractaires à leurs devoirs. C’était à eux qu’il revenait, en tout premier lieu, par reconnaissance envers la France ou tout autre pays qui a une politique d’intégration, a vocation à bien recevoir les étrangers et a une culture de brassage, de s’indigner contre leurs dirigeants qui œuvrent à une partition du monde, s’engagent dans le séparatisme.
Le silence observé face au nationalisme sourcilleux en cours au Mali notamment par les franco-maliens, la passivité des diasporas dans la croisade anti-occidentale, tôt ou tard, aura un effet boomerang, dans la mesure où l’indifférence et la démission des uns et des autres soulèvent des interrogations dans les pays pris pour cible, surtout, suscitent de nombreux appels en faveur de représailles.
A considérer que tous les pays honnis, se rebiffent et décident de renvoyer chez eux les ressortissants des États ennemis, que fera-t-on d’eux ? A imaginer que la France décide d’expulser de son territoire , Maliens, Burkinabé, Nigériens qui y vivent, travaillent et étudient, quelles conséquences pour leurs dirigeants qui seraient responsables de cette réaction extrême, de bonne guerre ? Combien d’Occidentaux en Afrique contre combien d’Africains, expatriés en Occident ? Si des dirigeants, par calcul, bassement politique, par instinct populiste, s’égarent, les peuples africains doivent savoir où se trouvent leurs intérêts vitaux avant de s’engager dans des combats d’arrière-garde, de se lancer dans des luttes de suprématie raciale ou des querelles de civilisation.
Nicolas Sarkozy, prévenait déjà : ‘ Quand on n’aime pas la France, on la quitte ‘. Par ces temps qui courent, le message ne pourrait pas être différent comme on le voit avec des mesures de rétorsion qui commencent à tomber, en l’occurrence, la suspension de visas d’entrée en France pour le Mali, le Burkina et le Niger dont les autorités illégales et illégitimes s’en prennent à la France pour distraire de leurs dérives et incapacités à gouverner : ‘´ Quand on n’aime pas la France, on n’y vient pas. Quand on nuit à la France et à ses intérêts, on est son ennemi et ne peut avoir le même traitement que ses amis et partenaires ‘.
Si la France, et tous ces pays que les putschistes ont pris l’habitude de narguer, trouvent un malin plaisir à insulter et braver , pratiquent la loi du Talion’’ œil pour œil, dent pour dent ‘´, les roitelets militaires qui spolient les États, bafouent les peuples, ravaleront leur orgueil, les populations retrouveront leur lucidité dans l’épreuve de la réalité, en subissant les contre-coups de leur crédulité et de la bêtise de putschistes de pacotille qui n’entendent pas périr, seuls.
Docteur Mohamed Camara
