Âgée d’une quarantaine d’années, Aissatou Bangoura est porteuse d’handicap. Elle réside au quartier abattoir, dans la commune urbaine de Kindia et vit de la mendicité depuis plusieurs années. Ce mardi, 8 août 2023, notre correspondant régional est allé à sa rencontre.
Veuve et mère de cinq (5) enfants, cette dame rencontre d’énormes difficultés pour tenir les deux bouts, afin de nourrir ses enfants et s’occuper de leurs scolarités. Chaque jour du matin au soir, elle s’assoie dans son vélo au grand marché CFAO. Aïssatou Bangoura rencontre d’énormes difficultés depuis le décès de son mari et elle est confrontée à nourrir plusieurs bouches. A cause de son handicap, elle est contrainte de mendier.
‘’Mon mari s’appelait Ousmane Camara et il est décédé ça fait longtemps. Il m’a laissé six (6) enfants, mais un enfant est décédé, donc il me reste cinq (5) enfants. Ces enfants, leur nourriture, leurs habillements et leurs études en français comme en arabe, c’est moi qui assure alors que je ne travaille pas. Nous vivons de ce que les bonnes volontés me donne, c’est-à-dire les 1000 GNF et 2000 GNF etc. Mes enfants et moi nous vivons de cela. Au moment où je vous parle, ma petite fille est très malade et je n’ai personne pour m’aider à l’envoyer à l’hôpital. Le peu qu’on gagne actuellement, c’est pour nourrir la famille ou soigner ma petite fille’’, a-t-elle confié alors que la tristesse se lisait sur son visage.
De même, Aïssatou Bangoura dit n’avoir jamais bénéficié d’un accompagnement de la part des autorités. Pourtant, ses charges sont énormes, elle paie le loyer à 250 000 GNF.
‘’Je suis là chaque jour sous la pluie ou sous le soleil, c’est parce que je n’ai rien et je suis infirme et il n’y a personne pour m’aider, sauf les bonnes volontés qui ont pitié de nous. Je demande à tout un chacun de nous venir en aide’’, a lancé la veuve et mère de famille vivant avec un handicap.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.