Depuis un certain temps, certains acteurs politiques doutent de la sincérité de la junte au pouvoir en Guinée de faire du retour à l’ordre constitutionnel sa priorité.
Ces politiques prêtent l’intention au CNRD de vouloir s’éterniser au pouvoir, en provoquant un glissement de calendrier.
Interrogé sur cette question chez nos confrères de Djoma médias ce mardi, 08 août 2023, le président de l’UDRG a déclaré qu’il ne veut pas d’un glissement. Bah Oury estime que si cela arrivait par contre, ce serait un accident de parcours.
« On ne veut pas d’un glissement. Un glissement, s’il y aura lieu c’est un accident de parcours. Ça doit être un accident de parcours, ça ne doit pas être le résultat d’une attitude et d’une volonté. Il faut tout faire pour être dans le coup, ça, c’est une question de responsabilité et d’engagement. En mettant tout en œuvre maintenant, seul Dieu, a la possibilité de maîtriser tous les aléas. S’il y aurait des aléas on les examinera en conséquence », a-t-il déclaré, avant d’ajouter qu’il faut revoir le budget et l’agenda de la transition. Ceci permettra à l’État de financer les activités sans pour autant attendre le financement extérieur.
« Dans ce document, il a été dit qu’il faut à-peu-près 600 millions de dollars pour la réalisation du chronogramme. Or, pour avoir 600 millions de dollars, il faut se lever de bonheur. En tant que responsables, nous ne pouvons pas attendre pour dire que les 600 millions de dollars c’est l’extérieur qui va amener ça, d’autant plus que nous n’avons pas la crédibilité suffisante à l’internationale pour ça, du fait de notre histoire, de notre passif. C’est pourquoi, nous tous, on se retrouvera pour discuter de manière responsable et faire émettre un point de vue convergent, pour dire aux autorités que ce montant là n’est pas réaliste. Il faut revoir le budget, il faut revoir l’agenda pour lequel vous avez défini ce coup. Il faut leur dire, ensuite, vous ne pouvez pas attendre l’extérieur par rapport à cela. Ce que nous devons faire en 2023, dans le cadre du budget national ou dans le cadre d’autres mécanismes de financement », souligne-t-il.
Par ailleurs, Bah Oury affirme qu' »Il y a certains de nos compatriotes qui passent plus de temps à l’étranger, un peu partout, pour dire : il ne faut rien donner à ce régime de transition. Or, ils sont en train de contribuer à décourager même les partenaires extérieurs qui pourraient dire bon, la Guinée est un élément extrêmement important, il faut accompagner. Donc, si les autorités de la transition également avec ce document, disent que la CEDEAO avait promis de faire contribuer la communauté internationale pour financer un montant aussi important et donc, tant qu’ils n’amènent pas le financement, nous essayons de croiser les bras. Et en ce moment là, les autorités de la transition se prêtent au jeu de leurs adversaires qui disent que les gens là ne veulent pas organiser le retour à l’ordre constitutionnel, parce que derrière, ils sont en train de décourager les partenaires. C’est pourquoi, de manière responsable, il faut qu’on discute de ce document », a indiqué le président de l’UDRG.
Facinet CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
