Lancé mardi, à l’Université Kofi Annan de Guinée, l’atelier de formation des déléguées préfectoraux du Grand Conakry et des Régionaux de Kindia, Boké, Mamou et Labé du BGDA sur la vulgarisation de la loi L0028, portant protection de la propriété littéraire et artistique en République de Guinée a pris fin ce mercredi, 26 juillet 2023.

Pendant deux (2) jours, plusieurs thématiques dont entre autres : le contenu du droit d’auteur, la titularité du droit d’auteur, la répartition et les affiliations en droit d’auteur, mais aussi, les atteintes aux droits d’auteurs ont été enseignés aux participants.
Dans son discours de circonstance, Lieutenant Ouo-Ouo François Khémou, commissaire principal de la brigade anti-piraterie, a tout d’abord remercié la Direction générale du BGDA pour cette opportunité, avant de déclarer que cet atelier de formation leur permettra désormais, de mener à bien leur mission sur le terrain.
“Cet atelier nous a permis d’être outillés afin de pouvoir désormais répondre aux attentes de la Direction générale, puisque nous avons bénéficié des techniques permettant de déceler la piraterie ou la contrefaçon des œuvres littéraires et artistiques. C’est en ce sens que l’unité spéciale est mise en place, dénommée “Brigade de lutte contre la piraterie » qui doit mener un combat contre toute personne qui tenterait de se livrer à cette pratique”, a-t-il indiqué.
De son côté, Mamady Lackrass Cissoko, président de l’Union nationale des artistes et musiciens de Guinée a, au nom des siens, remercié la Direction générale de BGDA pour l’opportunité offerte.
‘’Nous auteurs de la musique, vivons que de nos œuvres. Alors, si nous assistons aujourd’hui à l’organisation de cet atelier qui parle des redevances que nos artistes devront prochainement percevoir, on ne peut que saluer l’initiative, remercier Dieu et le ministère de tutelle à travers le Bureau Guinéen des Droits d’Auteurs (BGDA)”, a-t-il souligné.
Pour sa part, Moussa Fofana, conseiller juridique au ministère de la culture, du tourisme et de l’artisanat a laissé entendre que cet atelier de formation a permis aux délégués d’être outillés sur plusieurs thématiques.
“Le dernier thème, l’atteinte au droit d’auteur a été animé par moi-même. Vous savez aujourd’hui, en droit d’auteur, il y a plusieurs activités qui entrent dans la commission d’infraction dont les gens qui se livrent à ces activités méconnaissant largement la portée des actes posés. Les agents percepteurs, appelés agents du bureau guinéen du droit d’auteur n’étaient pas outillés pour comprendre jusqu’à où que les infractions sont commises en droit d’auteur. La raison réside sur le fait que la L0028 fait définition de ce qu’on appelle contrefaçon et cette contrefaçon est définie par les dispositions des articles 116 de la loi comme toute adoption, production, transformation sans le consentement de l’auteur sur quelques supports que ça soit, constitue en droit d’auteur, la violation de ces droits notamment, les auteurs. Il faudrait préciser que la formation a été très importante, parce que ces délégués, au vu de leur intervention sont satisfaits. Et aujourd’hui disent être outillés pour bien percevoir les redevances du droit d’auteur, défendre les intérêts des acteurs, que ça soit ses intérêts moraux ou ses intérêts patrimoniaux. Nous, formateurs, nous nous réjouissons de la qualité des enseignements donnés d’une part, mais aussi de la satisfaction qui résulte non seulement de la formation, mais l’engouement qui était autour de cette formation”, a-t-il martelé.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.
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