Les sages de Kankan se sont mobilisés à la grande mosquée de la ville, dans la soirée du mardi, 13 juin 2023, pour exprimer leur ras-le-bol face aux fouilles des jeunes filles pendant les examens nationaux.
Cette situation irrite visiblement les sages et religieux du Nabaya. Ces personnalités morales de Kankan trouvent très déplorable et dégoûtant les fouilles systématiques imposées aux candidates des examens nationaux. Pour ces religieux, cela n’honore nullement la religion musulmane. C’est pourquoi, ils ont dénoncé et condamné cet acte qu’ils qualifient d’inacceptable.
‘’Ceci est une plainte et une déclaration du collectif des imams et chefs religieux de Kankan. M. l’inspecteur régional de l’éducation, nous venons désespérément auprès de votre haute autorité, à travers cette plainte contre les délégués à l’examen d’entrée en 7ème année et au BEPC, le chef du centre d’examen (Darul-kalil salafia). Sur les faits, en application des décisions de son excellence le ministre de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation, Guillaume Hawing, relative au dévoilement des filles en situation d’examen. Il a été constaté qu’à Kankan, cette mesure mal exécutée, à tel point que certaines filles ont piqué crise, car ils sont parvenus à même violer ces candidates qui ont affronté les épreuves dans les conditions extrêmement difficiles, les empêchant à mieux traiter les sujets, par traumatisassion et propos incendiaires de discréditation de l’enseignement franco-arabe en Guinée. Citation : l’enseignement franco-arabe est un secteur qui a mis à terre le système éducatif de ce pays. Propos prononcés par le délégué national Fassou Balla et Karamoh Mara qui était les chefs du centre’’, ont-ils fulminé.
Avant d’exhorter le ministre en charge de l’enseignement pré-universitaire en ces termes : ‘’De par ces actes, nous sollicitons que révision soit faite dans le cadre de la programmation des examens nationaux, c’est-à-dire, le jour de vendredi soit désormais le jour de repos au lieu de jeudi, car les heures de prière de vendredi trouvent les enfants en classe et même les enseignants, cela en vue qu’un équilibre de laïcité soit respecté à savoir : La liberté de conscience, manifester ses convictions dans les limites du respect de l’ordre public, la séparation des institutions publiques et des religieuses et l’égalité de tous devant la loi, quelque soient leurs croyances et leurs convictions’’, ont conclu les sages et religieux de la préfecture de Kankan.
Depuis Kankan, Gnama Kaba, pour Lerevelateur224.com.
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