Il a un nom et un visage. Désormais, c’est le Raïs ! Un chef, le vrai et dans le sens le plus complet du terme. Oumar Sylla, que toute mère voudra enfanter ou avoir comme fils. Que tout père de famille voudra compter parmi les progénitures. Que toute République normale souhaite garder et célébrer comme un symbole de fidélité au devoir patriotique et au sens républicain. Quel mot pour décrire Foniké sans trahir l’exacte nature de l’homme ? Quel discours tenir pour célébrer ce bien né, de la bonne famille sans omettre une ponctuation? De son courage gargantuesque, de sa lucidité avec une précision mathématique ou de son amour abracadabrantesque pour son pays qu’il chérit tant, la Guinée.
Il croit dur comme fer, que le destin n’est pas une fatalité, que la pauvreté n’est pas un fait naturel. De par sa nature, il impose le respect et force l’admiration. Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, Foniké a réussi à inscrire son nom dans le panthéon de l’histoire des hommes de convictions, de valeurs, de principes…
Comme tout Grand Homme, Foniké a prouvé que la seule prison qui éprouve n’est pas celle des hommes, mais celle de l’histoire et du devoir patriotique manqué. Sa plus grande peur réside dans l’indolence et la soumission, contraire à sa mission naturelle, de porte-étendard d’une génération sacrifiée pour la cause commune et des valeurs fondamentales de liberté, de justice, de démocratie et d’État de Droit. Au lieu d’être sanctifié, il est crucifié par un groupuscule d’homme avide d’histoire et de gloire.
Le seul péché de ce combattant sans armes est d’être Guinéen. Dommage que ce pays aux mille potentialités ne mérite pas Foniké Menguè. Mais malgré tout, lui, Ibrahima, Sékou, Abdoulaye Oumou, Billo, Farenta sont fiers d’avoir donné le ton, de montrer le chemin et d’apprendre à la résistance.
Aujourd’hui, certes, incompris ! Mais demain, inchallah, avec le temps, l’histoire vous donnera raison.
Bravo, nos warriors !
Par Marouane