Les forces vives de Guinée et les autorités de la transition, malgré l’implication des religieux, sont toujours à couteaux tirés. Interrogé sur ce sujet, le Président du parti UDIR a demandé aux guinéens d’être intègre et sincère dans leurs actes.
‘’On est dans une transition, c’est pour cela la transition parle de refondation, la refondation parle d’intégrité, travailler pour la nation. Raison pour laquelle, on demande à tous les guinéens de laisser les mots d’être avec les actes. On veut refonder la Guinée, il faut être sincère, il faut beaucoup de doses d’intégrité, parce que sans cela, ça ne saurait être que des vins mots. Il faut qu’on ait des actes, tout en sachant que nous sommes dans une République constituée de beaucoup d’ethnies, beaucoup de tribus. C’est ensemble seulement, qu’on peut faire de la Guinée une grande nation, personne ne peut être au dessus d’une autre personne’’, a-t-il souligné.
Le président du parti UDIR a par ailleurs déclaré qu’à partir du moment où la CEDEAO et les autorités de la transition se sont entendues sur un délai, lui ne pourrait qu’accompagner la transition. C’est pourquoi, il invite les autres acteurs politiques et de la société civile à faire de même.
‘’Moi personnellement, je ne suis pas en bras de fer avec le CNRD, parce que c’était un moment peut-être, mais actuellement, à partir du moment où un délai a été fixé, un délai a été accepté par la CEDEAO, les autorités en place ont fixé un délai, je ne peux qu’accompagner. Raison pour laquelle, je dis aux autres franges de la société civile, des acteurs politiques, d’accepter d’accompagner parce que c’est dans l’intérêt du peuple de Guinée et l’intérêt même de nous politique. Si nous refusons aujourd’hui d’accompagner cette transition et que nous continuons à mettre les bâtons dans la roues de la transition, les 24 mois que nous cherchons, on ira au-delà de 24 mois. Et la Guinée a besoin d’un retour à l’ordre constitutionnel. Œuvrons pour cela, la Guinée n’appartient à personne, tout ce que nous faisons doit être dans l’intérêt du peuple de Guinée. Je ne m’opposerais à rien qui pourrait mettre la Guinée dans l’abîme, je refuse de le faire’’, a lancé Bouya Konaté.
Facinet CAMARA