L’Ambassade des États-Unis dit avoir lancé depuis le 2 mars 2023, un compte à rebours pour le retour à l’ordre constitutionnel en Guinée. Une grande pression qui est ainsi faite à la junte que dirige le Colonel Mamadi Doumbouya, qui traîne visiblement les pas, pour faciliter le retour des civils au pouvoir.
Moins de 72h après, la démarche de la diplomatie américaine a eu droit à une réponse disproportionnée, à travers une déclaration du ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Guinéens Établis à l’Etranger. Une réponse cinglante qui rappelle à l’ordre l’Ambassade des USA.
Sauf que, cette réaction caustique du ministre Morissanda Kouyaté, fait parler d’elle dans le milieu politique. Pour Dr Édouard Zoutomou Kpogomou, leader du parti UDRP, que nous avons interrogé lundi, c’est à la communauté internationale, de tirer toutes les conclusions.
‘’C’est à la Communauté internationale de tirer toutes les conclusions. De toutes les façons, quand les gens ont la volonté d’achever quelque chose, mais ça se voit. Je pense que les autorités américaines se sont rendues compte que la volonté manifeste n’est pas là’’, a-t-il assuré.
Selon ce membre de l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD), les autorités de la transition n’ont aucune volonté de respecter le délai requis pour la durée de la transition. Mieux, cet acteur politique avance qu’il y a de nombreuses suspicions par rapport au respect du délai de la transition.
‘’Cette volonté de pouvoir respecter le délai de 24 mois n’est pas évidente. Nous le disons à tout moment. Mais l’Ambassade est dans son droit de poster une sorte de chronomètre, pour dire nous sommes à combien de jours, depuis que nous avons commencé, ainsi de suite’’, a-t-il avancé.
Par ailleurs, l’ancien candidat recalé à la présidentielle controversée de 2020, croit dur comme fer, que la démarche de l’Ambassade des États-Unis en Guinée, ne vise pas forcément à mettre la pression sur la Guinée.
‘’C’est pas pour forcément mettre la pression. Mais c’est pour rappeler les uns et les autres, la nécessité de prendre des dispositions, pour respecter justement ce délai. Mais quand on voit ça comme une sorte d’imposition, de toutes les façons, le chronogramme ce n’est pas nous seulement qui allons le commander, ce n’est nous qui allons le surveiller. La surveillance va se faire devant la communauté internationale’’, signe et persiste Dr Édouard Zoutomou Kpogomou.
Madiou BAH
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