Je soutiens absolument mon confrère Mohamed Mara, du groupe Hadafo. « Monsieur injonctions » a ordonné sa poursuite judiciaire, s’estimant visé par des faits d’injures et de diffamations.
Le ministre a cédé à sa maniaquerie et à un vice principiel. Je persiste à croire que l’on ne peut pas être à la fois ministre de la Justice et des Droits de l’homme. Ces fonctions sont antithétiques dans une dictature semblable à celle qui pèse sur la société guinéenne comme une chape de plomb depuis la rupture de l’ordre «anti»constitutionnel.
Chantre de la traque des biens mal acquis et champion de l’embastillement, le ministre Charles Alphonse Wright doit « justifier les montants utilisés pour sa récente tournée à l’intérieur du pays », comme demandé dans la déclaration du Syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG), datée du 12 février 2023. Je suis solidaire avec les syndiqués sur ce point et sur ceux dénonçant les dérives autoritaires et les actions illégales du ministre.
Charles Alphonse Wright a les épaules trop étroites pour le costume de grand commis de l’État. Les vapeurs capiteuses du pouvoir lui montent à la tête et lui sortent par les oreilles.
La presse va faire la tortue romaine et briser sa complexion caractérielle. Par le passé, elle a eu affaire à autrement plus fort que lui.
Vive la liberté de la presse !
Vive la transparence des ressources publiques !
Vive la démocratie !
Vive la République !
Vive la Guinée !
