S’achemine-t-on vers une crise dans le secteur éducatif guinéen ? Tout porte à le croire ! Après quatre mois passés en situation de classes, les enseignants contractuels s’impatientent et tirent le diable par la queue. Ils ne sont toujours pas entrés en possession de leurs salaires, en dépit du lancement de l’opération de leur paiement et enrôlement.
Cette situation préoccupe à plus d’un titre les enseignants contractuels recrutés par les communes du pays, sous la coupole du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. Dans la journée du dimanche 5 février 2023, les enseignants contractuels de la région administrative de Labé, se sont mobilisés dans la salle de l’amphithéâtre. Objectif, donner un ultimatum de 10 jours au Gouvernement, avant d’aller en grève, si toutefois leurs revendications ne sont pas prises en compte, rapporte notre correspondant basé dans la région.
Interrogé, le coordinateur régional de ce mouvement est revenu sur l’objectif de leur rencontre.
‘’Nous avons tenu une assemblée générale, qui a regroupé l’ensemble des enseignants contractuels. Nous avons débattu de long en large de tous les problèmes qui assaillent les enseignants contractuels. Des propositions ont été faites, nous nous sommes accordés sur l’émission d’un préavis de grève. A partir de demain, nous allons déposer auprès des autorités un courrier. Cette assemblée générale se faisait concomitamment avec les autres préfectures de toute la République ; et unanimement, nous nous sommes accordés de porter une plate-forme revendicative auprès des autorités à tous les niveaux, par rapport à tous les points qui assaillent les enseignants contractuels’’, a fait savoir Alpha Mamadou Cellou Diallo.
Reste à savoir, si ces différentes revendications seront prises en compte par le gouvernement guinéen.
Depuis Labé, Mamadou Aliou Diallo, pour Lerévélateur224.com.
