En Guinée, au lieu d’être vecteur de la paix, ces entités étaient devenues un véritable problème pour le tissu social ces derniers temps, selon Dr Fodé Cissé. C’est pour quoi à l’orée de l’élaboration d’une nouvelle constitution, le Président du mouvement en marche pour la paix et le progrès souhaite qu’il y ait un cadre réglementaire où le rôle et la mission des Coordinations seront définis.
Dr Fodé Cissé n’est pas content de l’instrumentalisation des sages à des fins politiques. Pour cela, il veut qu’ils soient éloignés de la gestion de l’État.
“Toutes les sociétés ont leurs sages, tous les villages ont leurs sages. Mais la façon dont on est en train d’utiliser nos sages en Guinée, c’est ce qu’il faut revoir. Chaque société à ses traditions, chaque société à sa culture à ses moeurs. Nos sages doivent être des garants de nos coutumes et de nos moeurs. Mais la gestion de l’État, on ne doit pas les associer à ça honnêtement. Ce qu’on a en partage c’est notre république, notre nation. Si chaque coordination essaye aujourd’hui de faire la guerre pour qu’un de ses fils soit Président de la République, ça nous amène où? Ce que je condamne c’est quand les Coordinations se retrouvent pour soutenir un candidat. Honnêtement, ils doivent laisser les jeux politiques se faire, ils peuvent être des conseillers pour encadrer les gens. Mais dire que tel fils est notre candidat tel autre est notre candidat, ça pousse à ce qu’on appelle la suprématie des communautés”, indique t-il.
Le président du mouvement en marche pour la paix et le progrès pense que si les coordinations doivent figurer dans la constitution, il va falloir leur donner le rôle de garant de la tradition, des moeurs et de nos coutumes.
“Je voudrais même s’ils doivent figurer dans la constitution mais qu’on leur donne le rôle de garant de nos coutumes et de nos moeurs. Ça, c’est bon mais dans la gestion du pouvoir, de l’État on doit laisser nos sages se reposer”, souligne Dr Fodé Cissé.
Facinet Camara
