Le procès de Mohamed Soumah et de M’mah Traoré, poursuivis pour des faits présumés de vol et de recel portant sur 663 livres scolaires au préjudice du groupe scolaire Paraya Internationale, s’est ouvert ce mardi 20 octobre 2026, devant le tribunal correctionnel de Dixinn. À la barre, Mohamed Soumah a reconnu les faits qui lui sont reprochés, tandis que M’mah Traoré, vendeuse de fournitures scolaires, était absente à l’audience.
Instituteur de la troisième année, Mohamed Soumah a expliqué qu’il avait été sollicité pour travailler au sein de l’établissement, alors qu’il n’était pas enseignant de formation. Il a également indiqué qu’il passait ses nuits à l’école, faute de logement.
Face au tribunal, le prévenu a reconnu avoir pris les livres progressivement et en avoir vendu une partie à des parents d’élèves ainsi qu’à M’mah Traoré.
« De base je ne suis pas enseignants mais il m’a appelé pour travailler avec lui. Instituteur de la classe de 3 ème année et je passais la nuit à l’école puisque je n’avais pas où dormir.
Je reconnais les faits. J’ai pris les livres un à un. J’ai vendu certains livres aux parents d’élèves et à M’mah Traoré vendeuse de fournitures scolaires. Je ne connais pas le nombre exact de livres volé mais je reconnais les faits. Je veille sur l’école. J’ai vendu 20 mille par livres. Je les ai vendu à l’intervalle de 3 mois », a-t-il avoué.
Le prévenu a toutefois précisé que les parents d’élèves et M’mah Traoré, auxquels il vendait les ouvrages, ignoraient, selon lui, qu’il s’agissait de livres volés. Il a également indiqué que les ventes s’étaient étalées sur une période de trois mois, au prix de 20 000 francs guinéens par livre.
À l’audience, Thierno Ousmane Sow, représentant de la partie civile, a expliqué que la disparition des ouvrages avait été découverte après la rentrée scolaire, lorsque la comptable de l’établissement l’a alerté sur l’absence des livres octroyés par l’État.
« C’est après la rentrée que la comptable m’a interpellé pour dire que les livres que l’État octroi à l’école sont introuvable. Après deux tentatives de savoir ce qui s’est passé, j’ai alerté le fondateur sur la situation il m’a fait savoir que je devais faire lumière sur l’affaire », a-t-il déclaré.
La partie civile a formulé une demande claire devant le tribunal : obtenir la restitution des livres concernés. « Nous demandons à ce que les livres soient restituer. »
Après la comparution des parties, le tribunal a ordonné la clôture des débats et l’ouverture des plaidoiries et des réquisitions.
À la demande du parquet, Mohamed Soumah a été confié à son oncle paternel. L’affaire a finalement été renvoyée au mardi 27 octobre 2026 pour les réquisitions.
Les prochaines étapes de la procédure devront permettre au tribunal de poursuivre l’examen de cette affaire portant sur la disparition de centaines de livres scolaires au sein du groupe scolaire Paraya Internationale.
Mohamed FOFANA, depuis le TPI de Dixinn, pour Lerevelateur224.com.

