Le Centre de formation Professionnel de Donka a servi de cadre ce vendredi 04 mars 2022 au lancement du projet de formation de 35 jeunes issus des cinq communes de la capitale en confection de tables-bancs. L’initiative est cofinancée par l’Office Nationale de la Formation et de Perfectionnement Professionnels (ONFPP) avec la Fondation Orange à travers le Ministère de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle.
Durant quatre(4) mois de formation, ces 35 jeunes apprentis menuisiers bénéficieront de la technique de la fonction des tables-bancs et autres produits finis. La dite cérémonie s’est déroulée en présence du secrétaire général du département en charge de l’enseignement technique, des partenaires techniques et financiers du projet, ainsi que des cadres et responsables du CFP de Donka.
Dans son discours, le directeur Général de l’ONFPP a expliqué le but fondé de ce projet en faveur des jeunes.
“On a commencé par un dialogue, parce que vous savez que quand on ne se parle pas, on ne peut pas faire de choses ensemble. Donc, la Fondation Orange et l’ONFPP ont dialogué et se sont mis d’accord sur un papier qu’on appelle »Protocole d’accord ». Ce protocole est simple, l’ONFPP et la Fondation sont conscients des enjeux en termes de lutte contre la pauvreté, le chômage et pour l’insertion des jeunes. Et à ce titre, on s’est engagés à mener des programmes d’insertion par la formation efficace et pertinente. Donc, nous n’allons pas dans les détails, nous allons par bloc de compétence. On a sélectionné sur Conakry, 35 jeunes. Au départ, on était partis pour 50 jeunes, mais on fait avec les moyens que nous avons. Quand on a les moyens pour 35, on y va pour 35 jeunes. On a sélectionné 35 jeunes qui ont entre 18 et 25 ans et ce programme a pour objectif de leur rapporter les compétences nécessaires à la confection des tables-bancs”, a expliqué Lucien Beindou Guilao, qui donne les raisons du choix des tables-bancs.
“Pourquoi les tables-bancs ? Parce qu’il y a un besoin sur le marché et la Fondation-Orange qui rachètera tous ces tables-bancs afin de les donner aux différentes écoles. Parce que la Fondation a des actions humanitaires et elle fait des dons de tables-bancs à travers la Guinée. Donc, c’est un marché déjà clair et net pour ces jeunes qui à l’issue de leur formation de quatre(4) mois, auront la possibilité d’avoir des revenus, parce qu’ils seront organisés à des groupements d’intérêt économique et les former”,a-t-il martelé.

La fondation Orange Guinée pour sa part, se dit motivée à œuvrer pour la réussite de ce projet.
“Un dialogue a été amorcé entre l’ONFPP et la Fondation Orange-Guinée afin de voir comment ensemble on pouvait répondre à cette problématique d’employabilité et de réinsertion des jeunes, de répondre à ce besoin de fabrication de tables-bancs pour les écoles mais aussi de toutes ces palettes que nous accueillons au niveau de nos dépôts. Nous avons aussi constaté un point qui n’est pas négligeable, c’est qu’à titre personnel, lorsque j’ai eu besoin de palettes, il a fallu que j’aille les acheter. Alors, j’ai demandé pourquoi il faut que j’achète ? On m’a fait savoir qu’à la minute que ces palettes sont utilisées donc, c’est au regard de toutes ces informations-là que nous sommes convenus avec l’ONFPP de lancer un programme de service des jeunes et voir dans quelle mesure on peut souscrire à une passion que les intéressés à un métier qui est la menuiserie mais un métier dans lequel, ils pourront mettre en pratique cette dimension, cette question environnementale et faire du recyclage”,Précise-t-elle.

Présent à cette cérémonie de lancement, le Secrétaire Général du ministère de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, a parlé de la portée dudit projet.
“Les jeunes à vue d’œil semblent être motivés et nous souhaiterions qu’à la sortie de cet atelier de formation, qu’ils puissent être suffisamment outillés afin de pouvoir être utiles à la société. Je l’ai dit tantôt, il n’y a pas de fatalité dans la pauvreté. C’est quand-même déplorable de voir qu’à Conakry les jeunes sont abandonnés à eux-mêmes et ne veulent rien entreprendre. Donc, voir des partenaires qui vont dans le sens de réunir ces jeunes autour de quelque chose aboutissant à la formation dont nous sommes le maître d’ouvrage, est une situation qui me réjouit à plus d’un titre” s’est exprimé Youssouf Boundou Sylla.

Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com