La rebâptisation de l’aéroport International de Conakry Gbèssia qui devient Ahmed Sékou Touré continue de faire couler ancres et salives. Au lendemain de ce décret changeant le nom de l’une des vitrines du pays, le Président de la Nouvelle Génération Politique (NGP) s’est à son tour exprimé sur sa page Facebook. Pour Badra Koné, honorer l’ancien président est une chose mais rendre également la justice aux victimes devrait aussi s’imposer.
“Tout ce qui est fait pour moi, sans moi, est fait contre moi”, disait Nelson Mandela. L’aéroport international Ahmed Sékou Touré, une belle initiative, mais sans concertation résulte de la dictature. Quand bien même il n’y a rien de surprenant que d’attendre les actes démocratiques d’un président d’une transition issue d’un coup d’État.
La réhabilitation de notre histoire est une nécessité, pour ce faire, il faut un travail en profondeur des historiens et sociologues en amont, donner la place qui revient aux pères fondateurs de l’indépendance , mais aussi reconnaître le droit aux victimes des différents régimes en aval”, a-t-il écrit.
Moussa Rama, pour Lerevelateur 224.com