Des familles ont été déguerpies manu militari par les forces de l’ordre ce vendredi 17 décembre dans le quartier Coléah Lanséboungny commune de Matam. Selon l’une des victimes, c’est à 4h du matin que des policiers accompagnés des jeunes civiles sont venus les faire sortir de leur maison sans prévenir.
« A 4 heures du matin, j’ai vu les policiers quand j’ai fini de prier, je me suis demandé ce qu’ils voulaient en un mot. Soudainement, j’ai vu qu’ils ont commencé à casser la maison des voisins et puis, ils ont dit à ma femme d’ouvrir la porte au cas contraire qu’ils vont la casser. C’est ainsi que j’ai ordonné à ma femme d’ouvrir la porte, ils sont rentrés avec un huissier de justice pour réveiller tout le monde », explique Djibril Sylla habitant des lieux.
Poursuivant, il accuse une locatrice de la concession d’être commanditaire de ce déguerpissement forcé.
« Moi, je ne suis pas un locataire, je suis propriétaire de ce lieu, j’ai tous les documents y afférents. Je suis là, ma famille et moi depuis 1922. La femme en question, nous avons été en justice, elle était une locatrice. Elle n’a aucune autorité, et elle est soutenue par Aly Sylla. Au Tribunal de Première Instance de Mafanco, nous avons gagné le procès ainsi qu’à la Cour d’Appel. Et même au temps du CNDD aussi » fait-il savoir.
Désespéré, la seule solution pour Djibril Sylla est la justice guinéenne. Ainsi, il invite le président de la république à s’impliquer personnellement pour que la vérité triomphe
« Nous voulons dire aux nouvelles autorités de s’impliquer dans cette affaire car ce genre d’injustice est devenu récurrent dans la ville de Conakry. On ne vous demande pas la lune, mais qu’on donne raison à qui de droit surtout le Colonel Doumbouya, de s’impliquer lui-même dans cette affaire ou son Ministre de la justice ».



A noter que la dame accusée par les victimes dans cette affaire était introuvable pendant toute l’opération de déguerpissement.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com