La rencontre entre l’ancien président ivoirien, rentré fraichement au pays après son acquittement par la CPI avec l’actuel, Alassane Dramane Ouattara alimente encore les débats. Une rencontre qui selon bon nombre d’observateurs devrait inspirer certains pays comme la Guinée ou depuis plusieurs années le président en exercice et son principal adversaire politique ont du mal à s’accepter. Interrogé sur la question, l’ancien ministre de la l’unité nationale et de la citoyenneté, analyse le cas guinéen.
‘’En Guinée bien avant 2010, on a l’habitude de faire des dialogues. Ce sont les résultats de ces dialogues et leurs mises en œuvre sur lesquels nous avons des difficultés. Une rencontre à ce sommet, il vous souviendra que depuis 2010, y’a eu des rencontres au sommet entre l’actuel président de la république le professeur Alpha Condé avec le président de l’UFDG, El Cellou Dalein Diallo et le président Sidya Touré. Ces rencontres ont eu lieu en Guinée et des discussions avec même, je pense des recommandations et des conclusions. Les efforts sur lesquels nous devons nous atteler, effectivement la mise en œuvre et la pratique de ce qui a été toujours convenu et arrêté. Quand on se rencontre et que nous concluons quelque chose, il nous appartient tous à mettre en œuvre cette recommandation convenue, alors aujourd’hui, on peut faire aussi l’état des lieux. Que-est-ce qui a été arrêté ? À quel niveau on se situe pour la mise en œuvre ? Quelles sont les difficultés rencontrées ? Il y’a des responsabilités qui sont partagées que ça soit le pouvoir, que ça soit l’opposition », explique Mamadou Taran Diallo, chez nos confères de FIM FM avant de faire cas de ce qu’il a pu faire pour rapprocher les partis :
‘’ Lorsque je suis arrivé au département, il y’a là-bas ce qu’on appelle une direction nationale de la réconciliation, il y’a un rapport qui a été fait par les religieux, ce rapport existe. Il a été fait juste après les années 2010. Quand je suis arrivé en 2019, avant d’entamer ce processus de révision de la constitution, il a été mis en place une commission qui était présidée par le premier ministre composée par le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, le Ministre d’État, ministre de l’Industrie et moi-même. On a entamé des dialogues. Certains partis politiques et des acteurs de la société civile sont venus, ils ont déposés des avis de leur positionnement par rapport à la révision de la constitution, des conclusions aussi ont été relevées de ce côté, mais elles n’ont pas été partagées et acceptées par tout le monde. Spécifiquement, puisse qu’il y’avait des manifestions un peu partout sur le territoire et donc nous nous sommes tournés pour la plupart du temps en l’occurrence, je vais vous citer emblématiquement, ce qui y avait des manifestions qui avaient conduit à des morts qui étaient au niveau de l’Ignace Deen qu’on estimait avoir été gardé depuis 7 mois. Quand je suis resté au gouvernement, la volonté était là, par exemple en 2019, nous n’avons pas eu au tour de la table à l’époque ce qu’on appelle les grands partis. Vous prenez l’UFR, le PEDEN, l’UFDG, ils ne sont pas venus au tour de la table, mais la volonté et la main tendue sont restées là et sont encore en place. Mais comment faire en sorte que tout le monde vienne ? ‘’, s’interroge l’ancien Ministre, Taran Diallo.
Ibrahima Camara
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