Alors que le processus est en cours à travers tout le pays, le débat sur la vulgarisation de l’avant-projet de la nouvelle constitution fait également rage au sein de l’opinion nationale. Après plusieurs semaines d’observation dudit processus, Mamadou Madjou Diallo brise le silence et invite l’homme du 05 septembre 2021 à changer de cap, en respectant sa parole d’honneur.
Dans un entretien qu’il a accordé à notre rédaction ce jeudi 28 novembre 2024, le secrétaire fédéral de l’Union des forces démocratiques de Guinée à Mamou, n’est pas passé par le dos de la cuillère, pour asséner ses vérités.
‘’Nous suivons cette actualité de façon inquiétante, parce que les valeurs que nous défendons s’inscrivent à l’encontre de ces nobles valeurs qui ne sont rien d’autres que le bien-être de la population toute entière. La façon dont la transition est en train de se dérouler, ce n’est pas avec cette façon que le CNRD avait promis à la prise du pouvoir au peuple de Guinée. Donc, nous acteurs politiques, nous ne sommes pas de façon directe mêlés à cette vulgarisation. C’est pourquoi, nous invitons le général Mamadi Doumbouya à changer de cap, pour respecter sa parole d’honneur.
Les émissaires du CNT qui sont descendus sur le terrain soi-disant qu’ils font la vulgarisation de l’avant-projet de la nouvelle constitution, ce n’est pas une vulgarisation, mais plutôt une campagne pour le CNRD de confisquer le pouvoir.
Nous au sein de l’UFDG, n’allons pas cautionner cela. C’est pourquoi d’ailleurs, à chaque fois, nous prenons notre disposition pour interpeller l’opinion nationale et internationale sur ces graves violations qui sont en cours dans le pays’’, a-t-il argué.
Selon lui, cette vulgarisation de l’avant-projet de constitution n’est qu’un gaspillage des ressources du pays, au profit d’une éventuelle candidature du Général Doumbouya.
‘’Tous les jours, chacun avec la réalité, observe cela. Et certains hommes politiques corrompus s’associent à ce projet dangereux pour maintenir le pays dans un état de stagnation sans précédent. Je dis et répète, nous ne sommes pas associés à la vulgarisation de cet avant-projet de nouvelle constitution dont l’objectif visé reste très clair: la confiscation du pouvoir par le CNRD. Pour nous, la transition guinéenne prend fin le 31 décembre 2024. Et quand on calcule, il ne reste que pratiquement un mois’’, a-t-il fait savoir.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
(+224) 626 013 546
