Malgré plusieurs tentatives de déguerpissement des personnes occupant anarchiquement les chaussées aux abords des routes dans la ville de Conakry, la pratique continue. Pourtant, la mesure des autorités locales vise à protéger les citoyens, à garantir leur bien-être et à prévenir les accidents au niveau des usagers de la route.
L’inoccupation des emprises de la route permet de rendre la circulation plus fluide et d’éviter les bouchons le long de nos routes. À ce sujet, un journaliste de notre rédaction est allé à la rencontre des occupants de la chaussée. Fatoumata Binta Diallo est vendeuse.
‘’Nous sommes ici pour fructifier notre petit commerce, car nous n’avons pas de place sur le marché. De plus, pour que les passants puissent acheter nos articles, il nous faudrait être sur la place publique. Sinon, ce que font les autorités est dans notre intérêt, car nous sommes conscients des dangers liés à la mauvaise conduite des automobilistes, mais aussi de la nécessité de réduire les embouteillages, même si ce n’est pas totalement efficace. Nous avons tout fait pour que l’administration du marché nous aide à obtenir des emplacements. Mais hélas ! C’est la raison pour laquelle nous avons envahi la rue pour pouvoir vendre notre marchandise’’, a-t-elle déclaré.
Salematou Traoré, aussi vendeuse, estime que c’est du deux poids, deux mesures qui retarde les autorités à appliquer certaines décisions.
‘’Le mal de ce pays, c’est quand on demande à certaines personnes de quitter la chaussée et que d’autres sont assises et vaquent librement à leur commerce. C’est ce deux poids, deux mesures qui fait que les autorités n’arrivent pas à appliquer strictement cette opération d’occupation anarchique. Nous n’avons pas de places sur le marché, et il est inondé de femmes qui font du commerce. Nous demandons aux autorités de faire face à l’inquiétude des femmes qui vendent dans les rues. Ils [les autorités] n’ont qu’à nous construire des bâtiments en étage, ce qui permettra aux femmes d’obtenir des places comme dans les autres pays’’, a-t-elle interpellé.
Morlaye Damba, pour Lerevelateur224.com.
