Disons la vérité sans aucun trait à travestir les faits et la réalité ! Aujourd’hui, le département de la Justice est orphelin et trop transparent. Le ministre actuel, Kairaba Kaba, peine encore à remplir pleinement le fauteuil hérité de Charles, ou, à asseoir avec autorité son empreinte depuis sa nomination, le 13 septembre 2023 à la tête du très stratégique département de la Justice et des Droits de l’Homme.
Bien que tout n’était pas aussi rose sous Charles Wright, mais force est de convenir avec moi et réitérer plus fort ailleurs qu’ici que sous son magistère, le département était vivant, le ministre était sur tous les fronts parfois même trop présent par endroits.
Malheureusement, la continuité étant très mal assurée par son remplaçant, le pays vit une situation de non-justice. Kairaba Kaba a adopté une ligne de conduite, qui, pour le moment s’est avérée inefficace. Plusieurs pratiques nauséabondes qui caractérisaient et cancérisaient notre appareil judiciaire reviennent au galop. Notamment, la convocation fantaisiste et des gardes à vue prolongées ne respectant nullement la règle de la procédure et contraire à l’esprit d’une justice pour tous et qui rassure chaque justicier et tout justiciable.
Alphonse Charles Charles bien que parfois excessif et en d’autres déterminé avec ou sans la manière pour marquer son territoire et redorer à la justice son blason, a le mérite de la reconnaissance pour son courage à débusquer les rats et à lutter sans réserve contre les prévaricateurs de notre économie qui est devenue la mamelle nourricière des bandits à col blanc.
Son départ a été célébré comme un jour d’Aïd par des criminels économiques et leurs complices. Un verrou venait de sauter laissant ainsi le boulevard ouvert à des délinquants financiers qui ont fait des caisses de l’Etat leur héritage familial.
A défaut, donc, de mieux faire, Yaya Kairaba Kaba doit au moins imiter son prédécesseur au nom de la continuité.
Je suis très triste de constater que dans mon pays, on regrette toujours le passé et on vit le présent avec amertume et stupéfaction.
Triste, mais ainsi va la Guinée sous Doumbouya !
Habib Marouane Camara, éditorialiste.
