À Conakry, comme dans les autres grandes villes du pays, les tas d’ordures inondent les marchés publics au vue et au su des autorités communales, ainsi que des populations qui cohabitent avec celles-ci. Chose qui n’est pas sans conséquence sur la santé des personnes exposées.

Selon le constat fait par l’un de nos reporters ce mardi 23 juillet 2024, au grand marché de Matoto, les vendeurs et vendeuses cohabitent ensemble avec ces ordures. Cela empêche beaucoup de citoyens de vaquer à leurs occupations quotidiennes. Rencontrée dans son lieu de vente, Aminata Sylla, vendeuse de piment, cohabite avec les ordures et nous raconte son calvaire.
‘’Les ordures que vous voyez là nous fatiguent beaucoup. C’est ici que nous vendons nos condiments, mais dès qu’on quittent ici, la nuit, les gens viennent jeter des tonnes d’ordures. Même s’ils voient des poubelles sur place, ils sont incapables de jeter leurs ordures dedans. Ils mettent tout sur le goudron. Pourtant, cela peut nous créer des maladies incurables’’, a-t-elle déploré.

De son côté, Mariama Ciré Sylla, également vendeuse, a laissé entendre que chaque matin, gérer les ordures avant de vendre leurs marchandises, est devenu le quotidien des femmes vendeuses.
‘’Quand vous venez au marché le matin, la première chose à faire, est d’assainir notre environnement avant de sortir nos marchandises. Les gens viennent jeter des ordures n’importe comment, nous sommes même obligés de payer pour nous débarrasser des ordures et les mettre dans la poubelle’’, assure-t-elle.
Pour éradiquer ce fléau, Mohamed Camara lance un appel aux citoyens, mais aussi aux autorités communales. ‘’J’invite les citoyens à cesser cette pratique maintenant. Ici, c’est chez nous tous. Si nous ne prenons pas soin de notre environnement en jetant les saletés dans les poubelles, nous serons confrontés à des maladies. Le gouvernement doit aussi nous aider en mettant beaucoup de poubelles à notre disposition, pour que les gens puissent se débarrasser rapidement de ces ordures, car nous n’avons pas les moyens de tout cela’’, a-t-il lancé.
À signaler que pour qu’une ville soit propre et attrayante, le curage des caniveaux doit être un cheval de bataille pour toute commune soucieuse de la santé de ses concitoyens.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.
