Cette pratique très répandue à travers tout le pays, semble être loin de connaître son épilogue. Une situation face à laquelle aucune mesure palliative n’est encore prise par les autorités, alors que les citoyens sont exposés à des risques de contaminations à travers ces aliments non couverts dans les rues et marchés.
Dans la ville de Mamou, le constat est sans commentaire. Un peu partout dans les quartiers urbains, l’on constate ça et là la vente d’aliments non couverts par des femmes. Une situation que déplorent certains citoyens qui ont pris la parole au micro de notre correspondant régional.
‘’C’est vrai, nous le constatons et cela depuis plusieurs années. Mais qu’est-ce qu’on peut ? L’État doit prendre sa responsabilité face à cette situation dans le pays. C’est aux autorités de prendre les choses en main. De Conakry jusqu’à Yomou, c’est la même chose. On achète les aliments qui sont exposés à l’air libre en longueur de journée, pour les consommer surtout en cette période hivernale. Dans les marchés, les rues, partout. Alors, que voulez-vous qu’on fasse, nous autres, si ce n’est d’interpeller les autorités à prendre ce problème à bras le corps ? Et vous savez pourquoi moi je m’abstiens souvent de sensibiliser les vendeuses et vendeurs sur cette situation ? C’est parce que souvent, quand vous parlez à quelqu’un de couvrir ses aliments, il vous répond très mal ou ne vous regarde même pas. Donc, en Guinée, c’est ce problème qu’on a ici’’, a déploré Aboubacar Sidiki.
Pour sa part Rouguiatou Bah quant à elle, porte un doigt accusateur sur les vendeurs et vendeuses, qui, selon elle, refusent catégoriquement de couvrir leurs aliments.
‘’C’est nous le problème. Regardez seulement combien de présidents se sont succédés à la tête de notre pays depuis l’indépendance, c’est trop. Mais jusqu’à présent, on est encore là avec les mêmes problèmes. Chacun refuse de respecter la loi et cependant, tout le monde veut aussi le changement. On pense que ça vient comme ça ? Jamais ! Le guinéen, je m’excuse du terme, c’est quelqu’un qui aime trop de liberté. Or, nous devons tous privilégier l’intérêt supérieur du pays, que de rester à rejeter les responsabilités de nos actes sur les uns et les autres. Presque tout le monde refuse de couvrir les aliments en vente même dans cette saison des pluies. Que ce soit le riz, le pain, l’haricot, la salade, l’huile au marché, je ne peux même pas tout citer, tellement que la situation est assez inquiétante. Vraiment, à travers vous les médias, nous interpellons tous les citoyens de Mamou, de la Guinée en général, d’essayer de couvrir les aliments dans les rues, dans les marchés, à l’école, à la maison partout, pour éviter les risques de contaminations à travers ces nourritures, parce que c’est nous citoyens qui les consommons encore’’, a-t-elle interpellé.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
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