Depuis l’interdiction de la coupe et du transport du bois en Guinée par les autorités de la transition pour le repos biologique, les menuisiers peinent à joindre les deux bouts. Cette interdiction impacte l’activité de ces menuisiers. D’un côté, la rareté de la clientèle qui ne favorise pas l’écoulement de leurs meubles et de l’autre, la cherté du prix du bois qui se manifeste immédiatement sur le prix des meubles.

Interrogé, Mohamed Sylla, maître menuisier, ne sait plus quoi faire aujourd’hui. Il n’arrive non plus à subvenir à ces besoins quotidiens.
‘’Aujourd’hui, c’est très difficile pour nous. On n’arrive même pas à écouler nos meubles, les clients viennent, mais le problème est qu’on s’entend pas sur le prix. Les clients parlent de la conjoncture économique actuelle, alors que nous, nous sommes confrontés à d’énormes difficultés notamment l’interdiction de la coupe et du transport du bois, mais aussi la cherté du prix du bois qui sont disponibles. Imaginez que quelqu’un vous donne 2 000 000 GNF pour un armoire et après la dépense, vous ne gagnez même pas 200 000 GNF. C’est très compliqué, il y a nos familles à nourrir, le loyer à payer, mais également subvenir à nos besoins quotidiens. Vraiment, aujourd’hui, on ne sait pas quoi faire si ce n’est pas demandé l’aide des autorités pour nous lever cette interdiction’’, a-t-il expliqué.
Même préoccupation chez Morlaye Soumah. Il dit avoir fait un grand investissement en payant les gens. ‘’Mais malheureusement, je ne peux pas faire rentrer mes bois en ville. Vraiment, je suis très inquiète, l’argent que j’ai investi est une dette que j’ai contractée et j’avais promis de rembourser après l’écoulement des bois. Mais ces bois sont bloqués de l’autre côté et je sais pas comment respecter mon engagement envers mon créancier. Aujourd’hui, notre seul espoir c’est le président de la République, c’est lui seul qui peut nous sauver de cette situation inquiétante’’, a-t-il lancé.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
