En marge de l’assemblée générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel ce samedi 16 mars 2024, l’ancien ministre du commerce, Marc Yombouno s’est exprimé sur la mauvaise gestion du secteur énergétique par la junte au pouvoir en Guinée. Cet ancien haut commis de l’Etat n’a pas fait de cadeaux au CNRD, qui dirige le pays d’une main de fer, depuis la chute de leur leader le 05 septembre 2021.
Présidant cette rencontre hebdomadaire, Marc Yombouno a laissé entendre que c’est avec beaucoup de regret que la population traverse ce mois saint de ramadan et du carême chrétien sans électricité.
‘’C’est vraiment avec regret que nous vivons cette situation. Tout cela, c’est de la tromperie. On a dit à la population que le bateau que le professeur avait négocié pour faire une desserte normale dans la capitale était une source de détournements. C’était pourtant bien calculé. Bien-sûr qu’on a Kaleta, on a Souapiti, Amaria était en construction. Mais, il faut noter que les dispositifs de transport n’étaient pas conformes à la production. C’est pourquoi, les techniciens ont calculé qu’il fallait avoir des sources d’appoint pour juguler le manque qui ne serait pas comblé par ces barrages. Mais eux, ils sont venus sans analyse, sans diagnostic, ils ont rejeté’’, a-t-il titillé, avant d’ajouter ceci : ‘’C’est comme le Pr. Alpha Condé disait : Jeter le bébé avec l’eau du bain. Quand vous êtes fâché, vous dites que l’eau est sale, vous prenez l’eau du bébé et le bébé, vous le jetez. C’est ce qu’ils ont fait. Même si on n’aimait pas le Pr. Alpha Condé, mais ce qu’il a fait de bien, il fallait d’abord l’analyser, maintenir ce qui était bon, rejeter le mauvais et trouver la solution.
Aujourd’hui, c’est des problèmes en plein mois de ramadan et de carême avec cette chaleur, les gens passent la journée sans courant. Les petits métiers sont morts aujourd’hui, les PME avec les petites industries qui utilisaient le courant, c’est fini’’, a-t-il déploré.
Plus loin, il n’a pas manqué de se prononcer sur la restriction des libertés en Guinée. ‘’Ce qui est grave aussi, c’est la restriction des libertés, surtout des médias. Ça ne s’est jamais fait, même si c’était Sékou Touré qui était au pouvoir, il n’aurait pas agi sur les médias de manière aussi négative qu’aujourd’hui. Au-delà de la restriction des médias, le brouillage, combien d’emplois sont en train d’être fermés dans les médias?’’, dénonce Marc Yombouno.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.
