Le panier de la ménagère souffre énormément depuis la hausse des prix des denrées de première nécessité en Guinée. Dans la commune urbaine de Mamou, le constat fait par notre correspondant régional ce lundi 12 février, dans les différents marchés, est alarmant. Des citoyens qui se sont confiés à lui, ont interpellé les autorités de la transition.
Dans la commune urbaine de Mamou, les citoyens sont contraints de multiplier voire même de tripler leurs dépenses habituelles, pour pouvoir faire leurs achats dans les différents marchés. Et pour cause: Les prix des denrées alimentaires de première nécessité ont connu ces derniers temps une hausse exponentielle.
Par exemple, au grand marché de Mamou, le prix d’un sac de riz est plafonné à 353.000 francs guinéens, le sucre à 453.000 GNF, la farine à 368.000 GNF, l’huile 20 litres à 296.000, le sac d’oignons à 266.500 GNF… Une situation qui devient du jour au lendemain de la mer à boire pour la population. Diaraye Diallo, vendeuse étalagiste dans le marché avaria, déplore cette situation, qui pèse sur elle comme une épée de Damoclès.
‘’Le gouvernement a multiplié notre souffrance. Ca, il faut se dire la vérité. Le marché est très dur, nos maris ce qu’ils gagnent à la fin du mois est peu. Avant-hier et hier, je n’ai rien préparé chez moi au nom de Dieu. J’ai 4 enfants, ils sont tous élèves et leur père est retraité. Toutes les charges de la famille, presque, c’est moi qui supporte. Je n’ai pas d’autres lieux où prendre de l’argent, si ce n’est ici.
Je viens très tôt au marché, espérant avoir trouvé d’ici le soir quelque chose à manger pour les enfants. Les prix ont augmenté à tous les niveaux. Vraiment, cette souffrance nous ne savons pas maintenant à quel saint se vouer’’, s’est-elle lamentée.
Interrogée à son tour, Aminata Souaré, une autre vendeuse d’oignons dans le même marché, a fustigé la conjoncture économique dans laquelle les guinéens sont plongés.
‘’L’État n’a qu’à nous aider, nous les femmes, tout est cher maintenant. Les autorités doivent faire quelque chose pour nous. Même le prix des pâtes d’arachides a augmenté, le fonio, tout. Et ce n’est pas seulement à Avaria ici, c’est tous les marchés de Mamou.
Les autorités n’ont qu’à réglementer les choses en Guinée, pour le bien de la population et non contre la population. Nous avons des enfants à nourrir, ici, toutes les femmes que vous voyez dans ce marché, chacune sort très tôt le matin, pour venir se débrouiller, juste pour avoir de quoi nourrir les enfants. Chaque jour, nous ne faisons que lancer des appels au gouvernement, d’aider la population, mais rien ne se fait en retour.
Au contraire, le gouvernement amplifie la souffrance dans le pays. Même le temps d’Alpha Condé, nous n’avons pas vécu cela à tel niveau. C’est ce que j’ai à dire’’, a-t-elle martelé.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
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