Ils sont nombreux les citoyennes de la commune urbaine de Kindia qui se plaignent de l’augmentation des prix des denrées de première nécessité par les autorités. Une augmentation qui vient à un moment où notre pays est frappé par une conjoncture économique qui ne dit pas son nom.

Selon le constat fait par notre correspondant régional, partout dans le marché, les citoyens sont entre le marteau et l’enclume. Selon eux, tout devient cher et difficile en Guinée. C’est le cas par exemple de cette femme rencontrée au marché Avaria. Elle pense que la situation est déjà difficile.
‘’Actuellement, les choses sont difficiles au marché, les femmes souffrent énormément, leurs business ne marchent pas et vu que la situation est dure, tout devient cher au marché. Actuellement, c’est impossible même d’acheter un sac de riz ; et maintenant, les autorités augmentent le prix du sac de riz qui passe désormais de 340.000 à 350.000GNF. Vraiment, les femmes pleurent actuellement, donc, nous demandons au gouvernement de venir au secours des femmes, car nous souffrons beaucoup’’, s’est lamentée Fatoumata Cissoko.
Selon Pierrette Guilavogui, le panier de la ménagère est sévèrement secoué. ‘’Vraiment, cette augmentation m’a tellement touché et ça ma fait très mal au cœur. Il y a des gens qui n’ont pas de moyen, mais qui parviennent à se battre pour trouver le prix d’un sac de riz. Maintenant, si les autorités augmentent à nouveau le prix du sac de riz, je ne sais pas comment nous allons faire vu la conjoncture économique qui frappe ce pays. Les autorités doivent tout faire pour nous aider à diminuer les prix des denrées, parce que bientôt le carême et le ramadan dans un mois’’, a-t-elle interpellé.
Pour cet autre citoyen, l’Etat doit penser à la situation du bas peuple, avant de prendre de telle décision qui va considérablement affecter le panier de la ménagère.
‘’C’est très alarmant, mais on ampute la responsabilité à l’État, parce que c’est l’Etat qui ne maîtrise rien. Sinon, l’Etat devrait veiller sur les produits des denrées de première nécessité, c’est-à-dire, faire tout possible pour que le citoyen lambda puisse nourrir sa famille. C’est vraiment alarmant surtout en ce moment là où tu regardes, ça ne va pas, c’est pitoyable.
Je demande à l’État de faire son travail vis-à-vis de la population, surtout de penser au bas peuple qui n’a pas de moyen. Si pour eux, avoir le sac de riz ce n’est pas un problème, alors pour d’autres, avoir un sac de riz c’est tout un problème. Donc, à l’État d’aider la population, surtout ceux qui ont peu de moyens’’, a lancé Alhassane Thiam.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
