Le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont récemment officiellement annoncé leur retrait immédiat de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). La question sur le pourquoi la Guinée ne s’est pas retirée pose débat.
Selon de nombreux observateurs, une injustice totale règne au sein de la CEDEAO. Certains estiment que cette institution fait une distinction spéciale entre la Guinée et les autres pays membres. C’est le cas par exemple de Lansana Kouyaté, président du Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN).
A la question de savoir si le retrait de ces trois pays aura une influence sur les militaires au pouvoir en Guinée, à Lansana Kouyaté de répondre. ‘’Je ne crois pas, parce que je ne pense pas, parce que je ne le souhaite pas. Parce que ce ne sont pas les mêmes causes, ce ne sont pas les mêmes effets, il faut bien faire la distinction. Sinon, on aurait vu ce signal. Si la Guinée s’était ajoutée aux trois pays pour parler, n’est-ce pas d’une union entre eux ? La Guinée ne fait pas partie de cela, on aurait entendu les quatre pays parler de monnaie unique.
Je ne connais pas le secret de Dieu. Je ne peux pas savoir exactement quelle analyse prévaut à la CEDEAO. Mais à l’évidence, il y a une distinction entre le cas guinéen et le cas de ces trois pays. C’est évident. Sinon, ce sont les mêmes sanctions qui allaient tomber il n’y a pas longtemps. On a permis à certains membres du gouvernement guinéen de voyager, même d’aller à la rencontre de la CEDEAO, ce qui signifie déjà que les relations sont huilées. Je ne sais pas, mais cela donne toujours l’effet qu’il y a une sorte de lubrification des relations entre la CEDEAO et la Guinée’’, explique-t-il.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.
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