A l’allure où va le processus de retour à l’ordre constitutionnel, beaucoup redoutent un glissement de calendrier. Pour eux, le CNRD est en train de traîner le pas afin d’aller au-delà des 24 mois, conclus avec la CEDEAO. Ils justifient cela par le fait que les autorités de la transition demandent un montant de 600 milliards de dollars pour financer les activités du chronogramme dont le montant a du mal à être mobilisé. Pour le président de l’UDRG, qui s’est prononcé chez nos confrères de Djoma Média ce lundi 26 septembre, l’État peut bien trouver les mécanismes de financement des activités. En plus, Bah Oury a indiqué que le plus important dans le processus de retour à l’ordre constitutionnel, c’est le recensement administratif à vocation d’état civil et le fichier électoral.
« La question financière, lorsqu’on veut on peut. On peut trouver l’argent. Si ce n’est pas de la communauté internationale, un Etat a suffisamment de puissance, d’influence et des moyens pour savoir quel instrument peut-il utiliser pour mobiliser des ressources. Maintenant, il faut savoir en parler de manière responsable tant sur le plan technique que sur le plan de la faisabilité. Sur l’aspect financier, on peut résoudre le problème. La volonté politique, elle est fondamentale avec bien entendu un encadrement technique efficace et compétent pour mener à bien le processus. Vous vous parlez de glissement, vous savez demain est entre les mains de Dieu. Lorsqu’on aura fini avec le RAVEC et le fichier,la Guinée aura fait un travail qualitatif très important. Maintenant, le reste là, c’est une question d’opportunité. On peut coupler les élections communales et les législatives. Si ça crée trop de problème, les communales il y a des possibilités de le rejeter après. Donc il y a beaucoup de possibilités pour être dans le délai », a-t-il déclaré avant d’ajouter ceci:
« Le glissement, c’est pas un problème. Par exemple, aujourd’hui, vous avez entendu que le Mali a repoussé les élections présidentielles. Ils ont déjà fait le référendum … Ce que je dois dire, ce qui est plus important le processus par lequel la Guinée est en train d’avancer, le plus important du processus de retour à l’ordre constitutionnel se fait d’étape en étape. Il y a des étapes essentielles, si ces étapes essentielles sont faites même si on retarde deux, trois mois c’est comprensible. Mais au-delà de 4 mois 5 mois ça devient de quelque chose abusive. Mais l’essentiel c’est de faire correctement les choses et de manière responsable », a martelé le président de l’UDRG.
Facinet Camara
