Si le ridicule tuait, les Colonels au pouvoir à Bamako seraient morts depuis fort longtemps.
Ce 12 septembre 2023, en effet, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) a fait subir à l’armée malienne une des pires pertes jamais subies à Bourem, à une centaine de kilomètres au Nord de Gao. Mais toute honte bue, l’état-major général des forces armées du Mali ( FAMA) a, comme à son habitude depuis l’arrivée d’Assimi Goita au Palais de Koulouba, publié un communiqué dans lequel il annonce, d’une part, avoir « neutralisé 46 terroristes identifiés dont 3 responsables de la CMA plus 20 pick-up détruits y compris ceux équipés d’armes » et, d’autre part, avoir perdu seulement « 10 hommes et enregistré 13 blessés évacués sur Gao ». Il n’en est rien du tout. Il s’agit, une fois de plus, d’un mensonge grossier et d’une propagande dont les officiers maliens sont passés maîtres. En vérité, les FAMA ont vécu une journée noire avec plus de 150 morts et 68 soldats faits prisonniers dont 8 officiers, d’importants lots d’armes et de munitions détruits ou saisis ainsi que des dizaines de moyens roulants. Par ailleurs 8 officiers maliens et 03 mercenaires de Wagner ont été faits prisonniers par la CMA dont les combattants sont entrés dans la ville et se sont retirés quelques heures plus tard . En revanche, la CMA a enregistré la mort de 4 éléments dans ses rangs dont 2 officiers, Souleymane Ag Nawa et Khama Ag Acherif.
En somme le vrai bilan est catastrophique pour Bamako qui s’efforce de maquiller cette humiliation à travers une guerre de communiqués mensongers produits depuis un bureau obscur de Kati. Mais les Maliens savent que leurs dirigeants sont des fanfarons qui, par leur incompétence et leur irresponsabilité plongent chaque jour le pays dans le chaos total. C’est sur ces menteurs impénitents qui font la guerre par des déclarations que les putschistes nigériens prennent conseils pour vouloir faire un bras de fer perdu d’avance face aux forces en attente de la CEDEAO qui s’activent pour intervenir à Niamey.
Samir Moussa
