Invité sur le plateau de la synergie des radios et télévisions privées de Guinée à l’occasion de l’an 2 du CNRD au pouvoir, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme s’est prononcé sur la question du respect des libertés publiques et individuelles en Guinée. Alphonse Charles Wright a dans sa communication, rappelé les composantes des droits de l’homme avant de saluer les avancées enregistrées dans ce domaine.
« La question des droits de l’homme, si vous les résumez dans tous les pays du monde, se regroupent autour de deux blocs. Mais en Guinée, on évoque qu’un seul bloc, c’est le bloc relatif à l’exercice des droits civils et politiques (liberté d’expression …) Il y a d’autres blocs qu’on appelle: le droit au développement. Ce sont ces deux blocs là qui forment la question des droits de l’homme. Maintenant, prenons l’exercice des droits civils et politiques, vous savez souvent le guinéen, il aime prendre le principe et laisser l’exception. Il en fait l’exception par fois d’une marginalisation. Dans tous les pays du monde, j’aime souvent m’en orgueillir quand je parle au niveau du conseil des droits de l’homme, quand je regarde parfois des rapports qu’on dresse sur les droits de l’homme dans d’autres pays, je le dis et je répète que je défie quiconque en matière d’exercice des droits civils et politiques en Guinée qu’on me montre aujourd’hui un pays dans la sous région. On peut dire que la liberté d’expression est respectée dans notre pays, la preuve est que les médias sont en train de parler tous les jours. Personne n’est arrêté parce qu’il a parlé de ceci de cela, ça c’est une garantie », a t-il souligné.
« Quand on parle de la manifestation, le régime juridique de l’exercice de ce droit en Guinée, on abandonne le régime juridique et on en fait un problème. Le régime juridique en Guinée est très clair, celui qui peut respecter les droits des autres doit respecter le cadre légal et réglementaire pour l’exercice de ce pouvoir. La loi est claire là-dessus, tout citoyen guinéen, malgré, du fait que nous connaissons tous, le bilan humain: infrastructures et tout ce qui s’en suit. Mais je l’ai dit le jour où que ça soit des acteurs sociaux ou les partis politiques respecteront les prescriptions légales, je serai ce ministre de la Justice et des Droits de l’homme qui sera devant pour dire allons devant le palais de Colonel Mamadi Doumbouya qui a dit que la justice est la boussole, pour dire revendiquer ce que vous voulez. Si vous n’êtes pas d’accord sur sa gouvernance, vous avez la liberté de la dénoncer. Qu’est-ce qui se passe, la loi dit celui qui veut manifester le droit à la réunion, le droit au cortège, le droit à la marche. Sauf que le principe c’est quoi? Quand le président de la République a pris ses responsabilités pour pouvoir mettre l’efficacité de l’exercice de ce droit, il a dit les partis politiques ne peuvent pas avoir leurs sièges comme ça fermé. Je défie quiconque qui va me dire en Guinée que l’exercice du droit de manifester est bafoué, personne ne me convaincra pour la simple raison aujourd’hui, es gens disent manifestation de rue bien entendu, les gens sont assis en France, on fait des papiers volant on dit manifestation de rue. Que dit la loi en la matière, celui qui veut manifester, il fait un écrit en bonne et due forme qu’il adresse a des autorités administratives », a indiqué le garde des sceaux.
Facinet Camara
