Le secrétaire général du syndicat national de l’éducation (SNE) a réagi ce lundi, 21 août 2023, sur les négociations tripartites entre le gouvernement guinéen, les centrales syndicales et le patronat sur la plateforme revendicative liée à l’engagement des enseignants contractuels à la fonction publique. Au micro d’un journaliste de votre quotidien en ligne, ce syndicaliste a révélé les raisons du blocus.
Selon Michel Pépé Balamou, le point d’achoppement reste la détermination du nombre d’enseignants contractuels sur le terrain.
‘’Le dossier avance très bien, le point d’achoppement c’est au niveau du nombre d’enseignants contractuels sur le terrain. Il a été demandé au mouvement syndical de fournir une liste. Nous, nous disons qu’il ne revient pas au syndicat de déposer une liste, parce que le syndicat n’engage pas, ne recrute pas, ne paie pas non plus. Dans le protocole d’accord du 7 avril 2022, le mouvement syndical guinéen avait signé un point d’accord par rapport à l’engagement des enseignants contractuels, un an après la partie gouvernementale n’a toujours pas respectée ses engagements’’, a-t-il expliqué.
Le secrétaire général du syndicat national de l’éducation, conscient de la situation précaire dans laquelle évoluent les enseignants contractuels de Guinée, invite ceux-ci à la mobilisation et à la poursuite du combat.
‘’Aux enseignants contractuels, je leur dirai de rester vigilants, sereins et mobilisés pour la poursuite du combat. Au jour d’aujourd’hui, nous comprenons leur cris de détresse, mais nous nous battons pour eux’’, a-t-il souligné.
Par ailleurs, Michel Pépé Balamou demande aussi au gouvernement de faire de l’éducation sa priorité, en rehaussant le budget alloué au système éducatif et en procédant à l’engagement des enseignants contractuels à la fonction publique.
Hady MINTHE, pour Lerevelateur224.com.