Le discours martial du nouveau président en exercice de la CEDEAO contre les coups d’Etat dans la sous-région est perçu comme un engagement ferme du président nigérian, d’aller très rapidement vers un retour à l’ordre constitutionnel dans les pays en transition. En Guinée, les autorités entendent cela avec une oreille attentive.
Le porte-parole du gouvernement qui est intervenu sur le sujet chez nos confrères d’Espace FM ce vendredi, 21 juillet 2023, pense que ce discours devrait d’être accompagné par des actes. Pour se faire, l’institution sous-régionale doit pouvoir honorer ses engagements vis-à-vis des pays en transition.
‘’Je ne pense pas qu’à ce stade on peut parler de défaut de financement. Je pense qu’il faut qu’ils hâtent le pas et que les dispositions vont être prises dans la sous-région pour faire en sorte que tous ces engagements là soient honorés. Donc, la CEDEAO doit pouvoir honorer ses engagements. C’est pour la raison même de son existence et cela demande beaucoup de mobilisation financière à la fois des États membres, mais aussi, des partenaires financiers internationaux. C’est important, à ce stade, il ne faut pas considérer seulement que c’est le retour à l’ordre constitutionnel qui est générateur de dépense. La sécurité génère énormément de dépenses, le départ de la MINUSMA au Mali va générer encore plus de pression financière sur les pays de la CEDEAO et cela interpelle chaque État’’, a déclaré Ousmane Gaoual Diallo.
Facinet CAMARA, pour Lerevelateur224.com.