A l’occasion de la première assemblée générale hebdomadaire de son parti Union des forces républicaines (UFR) au compte de l’année 2025, Sidya Touré, exilé depuis près de 3 ans, s’est adressé à ses militants et sympathisants à travers un appel téléphonique ce samedi 4 janvier 2024, depuis Abidjan.
Après avoir souhaité ses meilleurs vœux à ses partisans, l’ancien Premier ministre s’est prononcé sur la transition guinéenne, notamment le discours du général Mamadi Doumbouya lors de son adresse à la nation.
Le président de la transition avait tenté de rassurer les guinéens au cours de sa communication sur les enjeux liés au retour à l’ordre constitutionnel. Sauf que, Sidya Touré lui, n’y croit plus, en se référant sur tout ce qui se passe actuellement en Guinée.
‘’Le recensement n’a pas été fait et la manière dont ça commence, ne peut engager personne. La deuxième chose, on ne sait même pas qui va organiser les élections. Comment les élections vont être organisées ? On ne sait pas, après avoir remplacé tous les chefs de quartiers par des gens qu’on ne connaît même pas dans le quartier et qui ont été nommés. On ne voit pas très bien où est-ce que tout cela peut nous mener’’, a-t-il déclaré depuis la côte d’Ivoire où il vit depuis son expulsion de son domicile à Conakry.
Plus loin, Sidya Touré ne perd pas de vue les cas d’enlèvements et d’injustice qui règnent actuellement au pays. ‘’Mais en même temps, il y a eu des cas terribles ces derniers temps. Depuis le mois de juin, on est sans nouvelles de Foniké Menguè et de Billo. Ce sont des jeunes gens qui étaient à la maison en train de discuter. Ils n’étaient pas dans la rue, ils n’étaient pas dans une manif. On ne comprend pas. On vient, on les ramasse et on les fait disparaître. Mais d’autres ont suivi, comme Marouane et qui d’autres encore ? Dernièrement, on vient d’arrêter Aliou Bah, qui n’a aucun problème, qui se lève pour aller à Angleterre. Parce que moi-même, j’ai fait ça, quand ma fille devait se marier. J’allais prendre mon visa en Sierra Leone. Et c’est à ce moment qu’on va le trouver pour lui dire qu’il y a offense en chef de l’État. Mais durant tout ce temps, il était assis chez lui, pourquoi ils ne lui ont pas envoyé une convocation ? Donc, on se rend compte qu’on a fabriqué quelque chose pour justifier pourquoi on l’a arrêté.
Tout ça ne peut pas rassurer qui que ce soit. Rien n’est fait en Guinée qui peut vous rassurer pour aller de l’avant. Nous ne pouvons pas faire confiance. Parce que rien n’est fait pour qu’on puisse avoir confiance’’, a argué Sidya Touré.
Quant aux annonces faites par le président de la transition lors de son adresse à la Nation, concernant surtout le volet politique, le président de l’UFR n’en croit pas un mot.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
