Comme nous vous l’annoncions dans nos précédents articles, le président du Conseil national de la transition, en compagnie de plusieurs de ses collaborateurs, a animé ce samedi, 13 mai 2023, une conférence de presse. Face aux hommes de médias, Dr. Dansa Kourouma a annoncé les couleurs de la nouvelle constitution.
Dans son intervention, le président du CNT a annoncé que la nouvelle constitution prendra en compte les avancées dans les constitutions de 2010 et de 2020. Il assure que les conseillers nationaux ont déjà identifiés des facteurs qui ne leur ont pas permis d’avancer, pour apporter des mesures correctives.
‘’Nous tiendrons compte des avancées dans les constitutions de 2010 et de 2020. Nous avons déjà identifiés les facteurs qui ne nous ont pas permis d’avancer et nous ferons de telle sorte que les mesures correctives soient appliquées. C’est pourquoi, le symposium a eu lieu pour analyser les différentes constitutions de la Guinée de 1958 à nos jours, afin de savoir les points faibles et forts analysés par des experts attitrés, guinéens étrangers. De ce point, nous avons 100 recommandations qui ont été faites. La constitution de 2010 a fait avancer la Guinée sur certains aspects, mais qui n’a pas été soumis à un référendum. Le fait de massacrer cette étape importe du processus d’élaboration d’une Construction. C’est une constitution qui est née avec un peu d’insuffisances. C’est vrai que nous étions au CNT en 2010, mais le contexte politique était de nature à limiter le processus d’approbation et d’élaboration de la constitution, en respectant toues les étapes nécessaires, parce qu’on a demandé le temps, on ne s’est pas préoccupés sur la légitimité, la légalité et la pertinence du temps. Il faut qu’on tire ces leçons’’, a avancé Dr. Dansa Kourouma, qui répondait à une question d’un journaliste, avant d’annoncer que la transparence sera la clé de l’élaboration de la nouvelle constitution.
‘’La légitimité d’élaboration d’une nouvelle constitution, tient compte d’un certains nombres de facteurs, notamment la transparence dans son élaboration. On a connu des constitutions en Guinée, où personne n’a pu identifier les personnes qui les ont rédigées. C’est-à-dire, le constituant on ne le savait pas. C’était une magie et on a juste vu la Constitution. Dès que l’on ne connait pas les motivations, les étapes et les implications, c’est une mascarade. Je crois que tout le monde doit y participer, afin de rendre visible et lisible les différentes étapes d’élaboration d’une constitution, pour que tout le monde soit au courant’’, a-t-il rassuré.
Madiou BAH
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