Une jeune fille vendeuse de jus a été froidement assassinée en début de semaine à Bongolon, dans la sous-préfecture de Doupouro, relevant de la préfecture de Boffa. Après la découverte macabre, les principaux accusés de ce crime odieux, au nombre de sept (7), ont été mis aux arrêts et sont actuellement dans les mains des autorités judiciaires du Rio Pongo, suite au concours de certains habitants et des services de sécurité, rapporte notre correspondant régional basé à Boké.
L’acte s’est produit à Bongolon, un des districts de la sous-préfecture de Doupourou, alors que la victime N’nady Coumbassa, commerçante, se rendait dans un night-club de la localité dénommé Sheraton, en compagnie de quarte autres filles, avec lesquelles elle partage la chambre.
Contre toute attente, c’est son corps qui a été retrouvé le lendemain matin. Le père biologique de la défunte, enseignant à la retraite, explique les circonstances dans lesquelles il a appris la triste nouvelle.
‘’C’est une fille orpheline de mère depuis son enfance. Elle a grandit sous le contrôle de ses tantes, mais elle a quitté pour partir faire son commerce en compagnie d’une de ses copines à Bongolon, dans un village de Doupourou. Elle faisait tranquillement ses activités de commerce et elle était connue, aimée par les habitants de la localité. Malheureusement pour elle, c’est l’une de ses copines qui a comploté contre elle, en passant par son copain du nom de Wampack, sous prétexte que la défunte aurait généré beaucoup de recettes dans ses derniers jours. C’est ainsi qu’ils ont profité de la soirée dansante du dimanche, où elle s’est fait accompagnée par quatre autres filles. Tardivement la nuit, ils ont passé à leur salle besogne en donnant la mort à la petite par étranglement, suite à une corde, avant de prendre tous ses biens. C’est le lundi maintenant que moi j’ai été informé. Lorsqu’on s’est rendus sur les lieux, le chef de port nous a dit que la fille a bu de l’alcool pour s’évanouir. Ces mêmes versions ont été confirmées par le médecin de Doupourou. C’est après le constat, que la famille et les voisins ont vu les traces autour de son coup. Sur le chemin du retour, les autorités sont venues constater le même fait pour savoir que ce n’est pas une mort naturelle, mais plutôt par étranglement’’, a déclaré Madjou Coumbassa.
Informés, les services de sécurité de Doupourou ont aussitôt entamé des enquêtes. Des enquêtes qui ont aboutit à l’arrestation de six (6) présumés suspects. Il a fallut la dénonciation d’une dame léonaise, qui a impuissamment suivi l’action, au moment que Samack et sa bande passait à l’action.
‘’C’est une femme léonaise dont j’ignore le nom qui a finalement démasqué les bourreaux du désormais feue N’nady Coumbassa. Elle suivait l’action la nuit, mais étant seule, elle n’a pas pu réagir. C’est lorsqu’elle s’est vue plusieurs fois embêter par la défunte dans son sommeil, en lui demandant de dénoncer les personnes impliquées dans sa mort, qu’elle a fini par dévoiler le secret des malfrats. A cette occasion, elle a préféré de faire une déclaration solennelle devant les autorités compétentes. Du coup, le principal accusé du nom de Wampack a été arrêté à Doupourou. Son ami du nom de Kalash qu’il a cité, originaire de la cité d’alumine, a été arrêté à Fria, alors qu’il était parti assister aux obsèques d’un parent décédé les jours antérieurs’’, a confié de son côté Fodé Aboubacar Camara, enseignant de la localité.
Inconsolable face à cette mort tragique, parents et connaissances de la défunte, parlent de la complicité du chef de port et le médecin qui a affirmé que N’nady Coumboussa est décédée par mort naturelle. Une information qui a été en suite démentie, à travers les traces de la corde constatées autour de son cou. C’est à l’image de N’Gady Dabaya Camara, habitante de Bongolon.
‘’Lorsqu’ils ont appelé le docteur de venir regarder le corps, il a affirmé que cette une mort naturelle, après avoir consommé l’alcool. Il l’a dit en ma présence’’, a-t-elle fustigé.
Originaire de la commune urbaine de Boké, N’nady Coumbassa, âgée de 23 ans, a été inhumée le lundi dernier, aux environs de 18h dans sa famille. Les principaux accusés ont été mis à la disposition du tribunal de première instance de Boffa, selon le colonel de la gendarmerie. Une information que nous avons tenté de vérifier auprès du procureur du tribunal de première instance de la ville de Gnarabely.
Pour l’heure, la famille biologique de la défunte est à pied d’œuvre, afin que le chef de port de Bongolon et le médecin, soient arrêtés pour complicités.
Depuis Boké, Sékou DIALLO, pour Lerevelateur224 com.
+224 620 214 136