Depuis que le ministre de la Fonction Publique a annoncé qu’à partir du 31 mars tout fonctionnaire n’ayant pas sa carte d’identité biométrique ne pourrait entrer en possession de son salaire, les enseignants ainsi que d’autres fonctionnaires ne cessent d’affluer les mairies et les points de confection de cette pièce. C’est le cas de ceux de Télimelé.
Selon le maire de la commune urbaine, qui est intervenu dans l’émission les Grandes Gueules de ce mardi, 31 janvier 2023, l’opération de délivrance de la carte d’identité nationale biométrique cause de nos jours d’énormes difficultés aux enseignants qui dessertent sur les salles de classe au détriment des apprenants. Goulgoul Diallo indique que compte tenue de l’inexistence d’un point d’enrôlement et l’enclavement de Telimélé, les enseignants sont obligés d’abandonner les cours pendant des jours ou des semaines pour s’en procurer avant la date butoire.
“On dit qu’à partir du 31 mars, celui qui n’a pas sa carte d’identité nationale biométrique ne pourra pas rentrée en possession de son salaire. Même ceux qui sont virés à la banque. Voilà l’inquiétude et vous savez que Telimélé est une zone très enclavée qui compte 15 sous-préfectures, 15 collectivités éloignées du chef lieu de la préfecture. Maintenant, les papiers se prennent à Conakry, le versement se fait à Conakry. Imaginez vous quand un enseignant de la 3ème année quitte Daramagnaki pour venir au centre ville Telimélé, aller à Kindia, continuer à Conakry pour faire son versement et attendre combien de jours, combien de semaine, combien de mois pour avoir sa carte d’identité biométrique”,, souligne t-il avant de demander aux autorités de décentraliser l’opération de délivrance des cartes d’identité biométrique à défaut de repousser la date butoire pour les enseignants.
“Je souhaiterais très sincèrement que le Gouvernement décentralise la confection des cartes biométriques. Il ne serait-ce que pour les enseignants ou repousser au moins la date butoire pendant les vacances pour qu’on puisse les garder aux écoles. Parce que vous savez qu’en Guinée, lorsque un problème est lié aux salaires, les gens ne peuvent plus être ttranquilles. Ils vont tout faire pour aller chercher leurs cartes d’identité biométrique”, a lancé le maire de la commune urbaine de Télimelé.
Facinet Camara
