La préfecture de Mandiana avait bénéficié des avantages des festivités des fêtes tournantes initiées par l’ancien régime. Si certaines infrastructures de base ont été construites et d’autres rénovées ; d’autres par contre n’ont connu aucun progrès voire même aucune brique posée. Celles construites ou refaites, à en croire le maire de la commune urbaine de Mandiana seraient mal faites. La maison des jeunes et le siège de la préfecture en sont une illustration du mauvais travail fait par des entreprises contractantes. Ibrahima Ciré Diakité, révèle que pendant la saison pluvieuse, toute l’administration peut être à l’arrêt dû aux toitures des bureaux qui coulent.
« Mon intervention est relative aux infrastructures qu’on a ici. La maison des jeunes qui nous abrite maintenant, malgré que le conseil communal ait pris le train en marche parce que tous les contrats étaient attribués avant que nous ne siégeons. Mais d’après les informations, cette maison des jeunes est à un coût de plus de 11 milliards de francs guinéens. Le travail n’a pas fait trois (3), les plafonds ont commencé a lâché de partout, l’eau chuinte pendant la saison pluvieuse. Une maison des jeunes non-équipée, il a fallu faire des dépenses auprès des uns et des autres pour que nous ayons le minimum d’équipement aujourd’hui pour cette maison des jeunes. Toutes les infrastructures en sont ainsi même la préfecture, une fois qu’il pleut la nuit ou la journée l’administration est complètement paralysée. La cité des fonctionnaires a été habitée par les fonctionnaires sans être achetée avec un coût très important. M. le ministre, étant le premier responsable de la justice, nous croyons à votre engagement pour le bonheur des citoyens de la Guinée. Nous voudrions vraiment que ces contrats soient remis aux maires pour que les bénéficiaires de ces contrats puissent venir mettre ces travaux dans les normes », a plaidé Ibrahima Ciré Diakité.
Au-delà de cette dénonciation, le premier responsable de la mairie de Wassolon révèle que des pourcentages qui pouvaient s’élever à plusieurs millions de francs guinéens dont le principal bénéficiaire était la population, n’en a malheureusement pas bénéficié.
« En plus, toutes ces entreprises devraient un certain pourcentage à la communauté.
Ce pourcentage peut s’élever à plus d’un (1) milliard qui pouvait servir à la construction d’école, à l’adduction d’eau et autres… Les démarches menées de Mandiana jusqu’à Conakry, on nous dit que ces entrepreneurs sont des têtes de lions. Donc, l’argent s’est volatilisé et n’est ni à la disposition des citoyens qui doivent le bénéficier ni à celle de l’agent de l’Etat », a-t-il déploré en s’adressant au ministre de la justice et des Droits de l’Homme ce samedi 28 janvier 2023 à la maison des jeunes de ladite localité.
Moussa Rama, depuis Mandiana pour Lerevelateur224.com
