Hors du pays depuis plusieurs mois, le président du Parti de l’Espoir pour le Développement National a présidé l’assemblée générale de son parti ce samedi, 15 octobre 2022, dans la commune de Ratoma. Devant ses militants et sympathisants, Lansana Kouyaté a tout d’abord donné des détails sur sa mission dans certains pays africains.
A en croire l’ancien Premier ministre, il a été question lors de ce séjour, de séduire les militants sur les objectifs et ambitions du parti, en vue des prochaines élections dans notre pays.
« Je voudrais vous dire que j’ai été au service du parti, j’ai été pour répondre à un devoir, devoir qui a été promis de longue date pour rendre visite à nos bureaux des conseils fédéraux du Togo, du Ghana, du Bénin. Et, avant cela, on a eu la Côte d’Ivoire. Je pu vous dire que vos frères, sœurs et amis de ces pays ont répondu massivement ‘’oui’’ au parti du PEDN, votre parti.
Soyez sûrs qu’en votre nom, j’ai su leur transmettre les messages qu’il fallait. Des messages de l’unité, de l’idéal. Un idéal fort sans lequel la Guinée ne se tirera pas à bon compte », a-t-il dit avant de renchérir sur le cadre de dialogue institué par le Président de la transition, le Colonel Mamadi Doumbouya.
«Nous avons dit oui au dialogue. Quelles que soient les questions qu’on se pose, il faut que ce soit éclairci là. C’est au niveau du dialogue qu’on peut éclaircir tout. Poser des conditions préalables, tout ça, c’est faire retarder la marche. A quoi ça sert de dire qu’il ceci, il faut cela? Allons au dialogue. Peut être que l’écart entre beaucoup et nous est faible. Mais, la forme est totalement différente. Nous voulons un dialogue apaisé, nous irons donc à ce dialogue. On a reçu déjà le comité des facilitatrices et nous recevrons le Premier ministre en temps opportun », a fait savoir l’ancien Premier ministre.
A la question de savoir ce qu’il attend de ce cadre de dialogue qui sera conduit par le Premier ministre, Bernard Goumou, Lansana Kouyaté laisse entendre:
« On s’attend à ce que les vérités soient dites, sous les formes qu’il faut et de façon apaisée pour que chacun comprenne que s’ils veulent ceci, y en a d’autres qui veulent cela et que cela fasse maintenant l’objet de réconciliation et qu’on se retrouve à un point médiane. Et qu’à partir de là, nos rêves soient accomplis, que la date de la transition soit connue, et que tout ce qu’il y a comme questionnements au niveau, et des partis politiques, et des syndicats, et des la société civile, que cela soit élucidé », a-t-il martelé avant d’envoyer un message à ceux qui rejettent ce cadre de dialogue.
« Je lance un appel à ceux de nos frères qui ne sont pas là, qui boudent pour une raison ou une autre, de venir pour qu’ensemble, nous posons notre voix pour que la transition soit apaisée, pour que la transition soit plus raisonnable possible en adéquation avec ce que les Nations Unies l’UA, la CEDEAO exigent ».
Bah Mohamed