Une épizootie de grippe aviaire de type H5N1a récemment frappé la République de Guinée, qui a décimé près de 400 000 têtes de poulets et d’autres abattus pour limiter la propagation de la maladie dans les zones de Coyah et Forécariah. Après ce ravage, les autorités de la transition ont promis aux 111 victimes un accompagnement pour compenser leurs pertes énormes qui se chiffrent à plusieurs milliards de francs guinéens.
Ce samedi, 15 octobre 2022, les victimes désemparées se sont réunies à Kagbelen dans la commune de Coyah pour examiner leur situation.
Madame Diaby Mariama Touré, avicultrice et porte-parole des victimes est revenue sur les nombreuses pertes enregistrées.
“Depuis l’abattage de nos poules au mois d’avril dernier, cela fait pratiquement 8 mois que nous sommes là, nous n’exerçons pas d’activités et ça fait 3 mois maintenant qu’il n’y a plus de maladie dans la zone. On attend le retour du ministre (de l’Agriculture et de l’Élevage ndlr) mais jusqu’à présent, rien n’est fait. Les poules mortes et les poules abattues s’élèvent à environ 400 000 poules”, nous a-t-elle confié.
Parlant de la situation alarmante des victimes, madame Diaby Mariama Touré déclare :
“Leurs situations est aujourd’hui précaires parce que pratiquement, les 111 victimes de la grippe, beaucoup ont des prêts à la banque et nous demandons au ministère de nous accompagner mais pas des accompagnements avec prêts remboursables, parce qu’on ne peut pas avoir des prêts sur des prêts. Le Président de la République, le Colonel Mamadi Doumbouya est au courant, il nous a reçus le 29 juin passé, il nous a promis de nous revenir. Mais jusque-là, il n’y a pas eu de suite favorable à notre demande”, dit-elle avant d’ajouter :
“Le Kountigui (Elhadj Sékhouna Soumah ndlr) est en entretien de négociation pour voir ce que l’État peut faire pour nous, mais jusque-là rien n’est fait et nos enfants aujourd’hui n’ont pas commencé les cours au niveau des établissements scolaires. Et parmi nous, les pères de familles, les mères de familles, nous vivons une situation financière très très compliquée”, a-t-elle déploré.
À la question de savoir s’ils comptent protester pour que l’État se bouge pour les assister, la porte-parole des victimes précise :
« Pour le moment, il n’y a pas d’actions afin qu’on sache ce qui est envisageable. On ne peut pas faire un sit-in sans l’avis des autres, il faut vraiment qu’on se concerte », soutient Diaby Mariama Touré.
Amadou Oury Barry pour lerevelateur224.com
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