Le capitaine Moussa Dadis Camara, ancien chef de la Junte en Guinée est arrivé dans la nuit du samedi, 24 septembre 2022 à Conakry. Il vient ainsi répondre des accusations portées à son encontre dans le fameux dossier des massacres du 28 septembre 2009 dont l’ouverture du procès est prévue ce mercredi. Chose que trouve salutaire le ministre porte-parole du gouvernement, qui dit croire que cela permettra la manifestation de la vérité dans cette sensible affaire qui date de 13 ans.
Invité du journal Afrique de TV5 Monde ce dimanche, Ousmane Gaoual Diallo a tout d’abord parlé de l’arrivée du capitaine Dadis avant de rappeler l’engagement du Président de la transition vis-à-vis de la tenue de ce procès.
« Disons qu’il vient répondre à la convocation de la justice et c’est quelque chose qu’il faut saluer. C’est pour la première je pense sur le continent que sur l’engagement d’un chef de l’État, un procès va s’ouvrir dans le pays avec tous les protagonistes. Et c’est un engagement que le président a pris et je pense que pour notre cas, pour la Guinée, y avait pas une personne mieux indiquée que le Colonel Mamadi Doumbouya pour faire un tel procès de façon à ce que les Guinéens puissent regarder en face leurs souffrances, que l’État ou que des Guinéens se sont infligés entre eux. C’est important pour notre mémoire collective, c’est important pour ce que c’est pas là a vécu finalement depuis 1958. Et c’est quelque chose qu’il faut saluer”, a fait savoir le ministre des Postes et Télécommunications, qui ouvre une autre fenêtre sur les garanties du gouvernement pour le bon déroulement de ce procès qui pourrait durer un an.
« D’abord en terme de garantie, il faut plus d’acceptation, de l’idée même de la tenue de ce procès. C’était pas quelque chose d’évident. Ce sont des violences qui ont lieu il y a 13 ans. Rien indiquait que les Guinéens allaient pouvoir faire ce procès sur leur sol. Le Colonel Mamadi Doumbouya est arrivé et a pris l’engagement de le faire et le procès s’ouvrira dans les délais prévus par ça. C’est déjà une garantie. Ensuite, tous les protagonistes sont aujourd’hui à Conakry. Tous ceux qui sont directement ou indirectement indexés dans ce procès sont à Conakry ou seront à Conakry pour cette ouverture de procès. L’État guinéen a mobilisé énormément de moyens financiers et l’appareil judiciaire est mobilisé pour que ce procès soit exemplaire. Pour que chaque partie puisse s’exprimer pour que la vérité soit connue par le grand public et que les Guinéens tirent là dedans, des réparations morales, mais aussi une manière de communier par rapport à la souffrance”, a-t-il martelé.
Il faut rappeler que ce procès attendu par les victimes et parents des victimes depuis 13 ans, va s’ouvrir le mercredi, 28 septembre prochain. Et pour ce faire, tout semble prêt pour entendre les différentes parties dans cette affaire qui parle d’environ 157 personnes tuées au stade de Conakry le 28 septembre 2009 lors d’un rassemblement des opposants de la Junte d’alors.
Bah Mohamed
