Pendant trois jours, cinquante (50) journalistes issus des différentes rédactions en langues seront formés et outillés sur la loi L002 relative à la liberté de la presse, en vue de la couverture professionnelle d’un procès, code pénal et code de procédure pénale et le rappel des meilleures pratiques de la couverture médiatique d’un procès. L’initiative est de la Haute Autorité de la Communication (HAC).
Selon les organisateurs, cet atelier vise à renforcer les capacités de ces journalistes dans le cadre de la couverture professionnelle du procès des évènements du 28 septembre 2009 dont l’ouverture est prévue pour ce mercredi, 28 septembre 2022.
Pour la ministre de l’Information et de la Communication, la formation des journalistes est facteur essentiel et important pour la professionnalisation.
“Il est de mon devoir d’accompagner la Haute Autorité de la Communication dans cette perspective. Je félicite très sincèrement le président de la HAC pour cette initiative, un atelier de renforcement des capacités afin que les journalistes en langues nationales qui aujourd’hui jouent un rôle primaire dans le transfert d’information auprès de nos populations sur les lois qui régissent l’information de la communication. Surtout, il est important de rappeler qu’à la veille de la tenue du procès du 28 septembre 2009, qui se tiendra dans deux(2) jours, la formation de ces journalistes est essentielle pour qu’ils comprennent et qu’ils s’approprient effectivement du déroulement de ce procès. Mais surtout qu’ils puissent donner l’information la plus complète, la plus véridique dans la tenue de ce procès sans s’immiscer dans le système judiciaire qui a l’obligation de dire ce qui se passe réellement et de donner la liberté aux parties prenantes de se défendre”, a précisé Aminata Kaba.

Pour sa part, le ministre de la justice, un des panelistes de cette formation, a également salué cette initiative du président de la haute autorité de la communication.
“Le but visé par cet atelier de formation de trois (3) jours est de renforcer la capacité des journalistes à la couverture professionnelle d’un procès. Puisque vous n’êtes pas sans savoir que le 28 septembre 2022 est la date retenue pour l’ouverture du procès. Il faudrait à la veille de ce procès, éviter les dérapages au niveau de la presse. Et pour éviter ces dérapages qui peuvent être volontaires ou involontaires, il était de l’obligation de l’organe de régulation de faire appel à tous les professionnels, qu’ils soient du côté des journalistes ou du Droit pour venir leur expliquer quels sont ceux qui peuvent contribuer à la communication autour de ce procès dans le but d’éviter toutes les questions d’ordre ethnique, régionaliste, tout ce qui peut toucher le tissu social”, a mentionné Alphonse Charles Wright.

A sa prise de parole, Boubacar Yacine Diallo, le président de la HAC a souligné la nécessité de la tenue d’un tel atelier, surtout à la veille d’un procès aussi historique.
“On dit souvent que le journaliste est esclave de l’actualité. La HAC, elle aussi est esclave de l’actualité. L’actualité, c’est l’ouverture du procès des évènements du 28 septembre et nous avons estimé que les journalistes en langues avaient une double responsabilité. Nous avons estimé qu’en elevant leur niveau de connaissance sur les texte juridiques et les lois sur la liberté de la presse, nous pourrions éviter les dérapages que nous redoutons. C’est un procès sensible sans précédent et je pense que chacun doit en reprendre la mesure et faire en sorte qu’à la fin du procès que les journalistes ne soient pas responsables des situations désastreuses et que plutôt à la fin du procès, qu’ils soient félicités pour la qualité du travail qu’ils auront réalisé”, a indiqué le président de la HAC.

Moussa Rama pour Lerevelateur224.com
