Ce mercredi, 24 août 2022, a lieu la cérémonie de remise du rapport final des Assises Nationales lancées en avril dernier. La cérémonie se déroule au palais Mohamed V, situé dans la commune de Kaloum. Présent sur les lieux, le président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée et membre du Comité national des Assises est revenu sur le travail fait par son équipe.
A notre micro, Bah Oury se dit satisfait de participer à ces assises nationales dont le rapport final sera remis au Président de la transition, le Colonel Mamadi Doumbouya.
« C’est un honneur d’avoir participé à titre personnel à ce travail qui est un travail extrêmement important pour la Nation. Parce que ça consolide les bases de la stabilité, en vue de frayer le chemin de la Réconciliation nationale. Donc nous étions 31 personnes désignées pendant pratiquement deux mois, on s’est donnés la main, on a parcouru le pays et des émissaires ont été envoyés également à l’étranger pour recueillir des sentiments sur des frustrations, sur des injustices qui ont été commises auprès des citoyens guinéens. Donc nous avons condensé cela à travers ce rapport final et qui s’est décliné par des recommandations à l’attention du Président de la Transition », a indiqué l’ancien ministre de la Réconciliation Nationale avant de poursuivre:
« Le Comité national aura terminé de manière officielle, son travail. Il y a des recommandations qui préconisent la mise en place d’autres structures pour aller dans le sens d’un travail effectif sur les questions mémorielles des approches concernant la Commission nationale de Vérité Justice Réconciliation sur les questions historiques pour qu’il y ait dans une large mesure, un Comité d’experts pour étudier l’histoire de la Guinée à travers les archives pour que l’identité et la mémoire collective soient restituées telles qu’elles auraient dû être sans partie prises. C’est ce qui permettra d’écrire enfin un historique de la République de Guinée de 1958 à maintenant », a-t-il dit.
Selon Bah Oury, » il y a d’autres aspects qui concernent comment résoudre les frustrations, les stigmatisations que certaines parties de la Population sont en train d’endurer. Donc la Transition fera sa part, le Gouvernement qui sera issu des élections démocratiques par la suite fera également sa part. Donc c’est un travail qui n’est pas fait uniquement pour la Transition. C’est quelque chose qui doit définir les leviers sur lesquels, la Réconciliation nationale devra être bâtie sur cette base dans les années à venir » a laissé entendre le leader de l’UDRG.
Bah Mohamed