Les cadres du RPG Arc-en-ciel ont profité de leur assemblée générale hebdomadaire du parti ce samedi pour envoyer un message au goût âpre aux nouvelles autorités. Devant les militants de l’ancien parti au pouvoir, l’ex ministre du Commerce a, dans une tribune, fait quelques recommandations au CNRD.
Dans ce discours très caustique, Marc Yombouno au nom de ses pairs, exigé la libération des cadres du RPG en détention à la maison d’arrêt de Conakry depuis plusieurs mois.
‘’ La libération sans conditions des leaders politiques arrêtés sous divers prétextes, la suspension des procédures contre les acteurs politiques et la société civile jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel, la levée de l’interdiction des manifestations, la restitution des maisons saisies et détruites en dehors de toute procédure légale; la levée de l’interdiction de voyage pour les anciens membres du Gouvernement et les institutions dissoutes ainsi que le dégèle de leurs comptes bancaires‘’, a dit Marc Yombouno avant de poursuivre:
“Nos objectifs sont ainsi clairs, c’est le consensus sur un chronogramme sur la transition. Les organes de gestion des élections et en fin, l’audit du fichier existant par la CEDEAO, le projet de Constitution et du code électoral. Au titre des mesures d’apaisement avant le dialogue, nous recommandons au médiateur, la clarification du statut d’ancien Président au Professeur Alpha Condé et la présentation à la nation de la liste nominative des membres du CNRD.
Nous avons toujours fait preuve de notre volonté d’abstention à la violence à cette croisée des chemins des insolences, de l’ingratitude et de l’arbitraire contre notre formation politique et nos leaders. Nous avons toujours choisi la résignation et la voie du dialogue par des déclarations politiques appelant au calme”, a indiqué Marc Yombouno, qui dénonce les « harcèlements » des militaires vis-à-vis des cadres de l’ancien parti au pouvoir.
« Tous les jours, les harcèlements continuent et les faits les plus récents en sont des témoignages éloquents tels que les décentes inopinées de groupes de militaires sans ordre de mission pour retirer à nos structures de l’intérieur les véhicules du Parti avec violence, menaces de mort. Les cas les plus récents se sont déroulés à Gueckédou, Labé et Kissidougou. La fréquence des acharnements contre notre formation politique et ses biens évolue à une progression effrénée qui perturbe le climat socio-politique ‘’, conclut l’ancien ministre du Commerce.
Ibrahima Camara pour lerevelateur224.com
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